Assurance habitation

Le prix des loyers s'effondre dans la Silicon Valley mais reste très élevé

Publié par le , Mis à jour le 12/06/2020 à 16:52

En Californie, les loyers peuvent être extrêmement élevés

Ceux qui suivent un peu l'actualité de l'immobilier à l'international le savent : la situation de la Silicon Valley est tout à fait particulière. Zone très dynamique économiquement, elle comporte également les loyers les plus chers des États-Unis. Mais avec l'actuelle crise sanitaire et économique, les prix ont chuté. Explications.

Des licenciements massifs dans la Silicon Valley qui font baisser les prix des loyers

La Silicon Valley tient une réputation très forte dans l'immobilier : elle est bien connue pour son inflation massive et ses prix qui pourraient en choquer plus d'un. Mais avec la crise sanitaire et économique de coronavirus COVID-19, une importante baisse des prix a été constatée. D'après Zumper, un portail de location américain basé à San Francisco, la chute est la plus importante depuis les sept années d'existence de l'entreprise (Zumper).

Sont mis en cause les très nombreux licenciements qui se sont produits aux États-Unis à cause de cette crise de COVID-19. Les GAFA et autres géants de la high-tech n'ont pas été épargnés et ont eu aussi dû procéder à des licenciements. Pléthore de logements ont donc été laissés vacants et les propriétaires ont été contraints de casser les prix.

Ainsi, on remarque une chute de 9,2 % pour les loyers concernant les appartements d'une chambre en mai 2020 par rapport à mai 2019. Les communes voisines connaissent des baisses encore plus importantes. À Mountain View, où se trouve le siège de Google, les prix ont chuté de 15,9 % ; à Menlo Park, où se situe Facebook, le recul constaté est de 14,1 %. Quant à Cupertino, ville d'Apple, on observe une baisse de 14,3 % et de 10,8 % à Palo Alto, où est localisé le constructeur automobile d'Elon Musk, Tesla. D'autant plus que, pour stimuler ce marché en baisse, les propriétaires proposent des offres promotionnelles aux futurs clients. Certains offrent par exemple les 6 à 8 premières semaines de loyer.

La location dans cette région reste néanmoins la plus chère du pays

Attention cependant, cela ne signifie pas que le logement est devenu bon marché ou abordable dans la région ! Le marché locatif californien demeure le plus onéreux des États-Unis, même après toutes ces baisses. Ainsi, à San Francisco, le prix du loyer moyen pour un appartement d'une seule chambre est de 3 360 dollars mensuels, soit environ 3 000 euros. Une coquette somme, même si l'an dernier, le tarif était encore plus au-delà, à 3 700 dollars mensuels, soit environ 3 300 euros. Les Parisiens n'ont qu'à bien se tenir...

La Silicon Valley et son contexte immobilier très particulier

Il faut bien dire que la Silicon Valley concentre un nombre de caractères très particuliers : sa situation est réellement unique au monde. De nombreux employés de grandes entreprises telles qu'Apple, Facebook, Microsoft ou encore Google y travaillent et perçoivent des salaires importants. Leur pouvoir d'achat plus important fait mécaniquement grimper les prix de l'immobilier et engendre un phénomène de gentrification dans toute la partie nord de la Californie. D'ailleurs, de nombreux locataires sont parfois contraints de quitter leur logement, celui-ci devenant trop onéreux.

Aussi, certaines solutions ont été apportées par ces grandes entreprises pour tenter d'endiguer cette envolée des prix. Mais à l'heure actuelle, c'est bien le télétravail utilisé massivement à cause des risques de contamination au COVID-19 qui joue. Facebook et Google ont proposé à leurs salariés respectifs de maintenir cette pratique jusqu'à la fin de l'année. Twitter et Square ont même suggéré qu'ils pourraient l'adopter définitivement.

Enfin, on remarque l'arrivée d'anciens logements Airbnb sur le marché locatif californien. Avec ces nouveaux logements ajoutés au parc de la région, on peut supposer que la balance offre/demande serait un peu plus équilibrée. Mais il n'en est rien pour Zumper, qui affirme que son offre est en hausse en comparaison avec le 1er janvier 2020.

 
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