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Logement : la Fondation Abbé Pierre dénonce la fin de la trêve hivernale

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La Fondation Abbé Pierre dénonce la fin de la trêve hivernale

Alors que le 31 mars marquait la fin de la trêve hivernale des expulsions, la Fondation Abbé Pierre a déployé devant le ministère du Logement un grand paillasson sur lequel on pouvait lire « Bienvenue dans la rue. La fin de la trêve hivernale menace plus de 30 000 personnes d’expulsion ».

« Bienvenue dans la rue » : la Fondation mène une action devant le ministère du Logement

L’opération coup de poing de la Fondation Abbé Pierre pour dénoncer la fin de la trêve hivernale. La trêve hivernale a pris fin en même temps que le mois de mars. Alors que de nombreuses familles peuvent désormais subir des expulsions ou des coupures d’énergie en cas de loyers ou factures impayées, la Fondation Abbé Pierre a mené une action coup de poing dimanche 31 mars. Un grand paillasson sur lequel on pouvait lire « Bienvenue dans la rue. La fin de la trêve hivernale menace plus de 30 000 personnes d’expulsion » a été déployé devant les portes du ministère du Logement.

8 000 personnes risquent de se retrouver à la rue

Selon le dernier bilan annuel de la Fondation, 126 000 décisions d'expulsion ont été prononcées en 2017. Parmi elles, plus de 120 000 l’ont été pour impayés locatifs. Toujours en 2017, 15 547 personnes ont été expulsés avec le concours de la force publique. « Derrière ces chiffres, c’est la précarisation croissante de la population et la hausse des coûts des logements que la Fondation met en évidence », indique l’association.

La fin de la trêve hivernale touche également les personnes déjà sans domicile fixe (SDF) puisque les places d'hébergement ouvertes pendant les mois d'hiver sont désormais fermées. Les associations indiquent qu’au moins 8 000 personnes risquent de se retrouver à la rue.

La Fondation Abbé Pierre réclame un plan de 100 millions d'euros

« La multiplication des expulsions entre en contradiction avec la politique du « Logement d'abord » affichée par le gouvernement », estime la Fondation. Les associations exigent que plus aucune expulsion ne se fasse sans solution de relogement mais aussi un retour de l’encadrement des loyers et un plan de construction de logements sociaux accessibles aux petits revenus. Un plan estimé à 100 millions d’euros par la Fondation Abbé Pierre.  

 
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