Assurance habitation

Logement : quelles sont les malfaçons les plus fréquentes ?

Publié par le , Mis à jour le 13/08/2020 à 11:43

Les malfaçons se multiplient depuis 10 ans

Le coût des malfaçons a explosé depuis 10 ans. Selon l’Agence qualité construction (AQC), les sinistres se sont élevés à plus de 780 millions d’euros contre 430 millions d’euros dix ans plus tôt. A votre avis, quelles sont les malfaçons les plus fréquentes dans les logements neufs ?

Une augmentation des malfaçons depuis 10 ans

Dans son dernier observatoire, l’Agence qualité construction (AQC) fait l’état des lieux des malfaçons des logements neufs. Premier enseignement, le coût des sinistres au titre de l’assurance dommages ouvrage s’est élevé à 782 millions d’euros en 2018 contre 430 millions d’euros dix ans plus tôt.

Cette augmentation des sinistres correspond aux délais de construction : « Il faut toujours aller plus vite et réduire le coût de la main d’œuvre » explique Thierry Marchand, président de la Chambre des diagnostiqueurs de la FNAIM.

Des délais de plus en plus rapides qui peuvent avoir des conséquences : « On demande aujourd’hui de construire en six mois ce qui prenait un an ou un an et demi il y a quelques temps » précise-t-il.

Second enseignement, les malfaçons concernent 13% des maisons individuelles et 10% des logements collectifs. Parmi les sinistres les plus citées, on note les revêtements de sols intérieurs. D’ailleurs, les soucis de douches à l’italienne se multiplient : « Dans ces salles d’eau, la douche est placée au même niveau que le sol pour éviter toute dénivellation. Sauf que cela nécessite un système d’évacuation bien spécifique » explique Thierry Marchand.

Vient ensuite les malfaçons sur les toitures et les terrasses qui correspondent à 11% des sinistres en maison. L’AQC recense aussi les fissures de maison (6% en maison et 9% dans un logement collectif) et les sinistres en lien avec les fenêtres ou portes fenêtres. Les réseaux d’eau (6% en maison et 7% en logement collectif), les fondations (3.5% en maison) et les façades en béton (5% en maison et en logement collectif).

Quelles sont les assurances à souscrire lors de la construction d’un logement neuf ?

D’après la loi, une malfaçon est un défaut ou une imperfection d’une construction neuve ou récente résultant d’une mauvaise exécution. Sauf s’ils arrivent à prouver une malfaçon liée à une cause étrangère, ce sont les constructeurs qui seront tenus pour responsables.

Avant même le début du chantier, les constructeurs sont dans l’obligation de souscrire une assurance responsabilité civile décennale. Les vendeurs, les propriétaires du bien ou encore les mandataires doivent, eux aussi, être assurés via une assurance dommages ouvrage.

Une assurance dommages ouvrage protège des vices et malfaçons qui menacent la solidité d’une construction. Dans les faits, elle couvre : les fissures des murs, les affaissements de plancher, les infiltrations d’eau par une fissure de la façade ou encore des défauts d’isolation thermique des murs.

En cas de sinistre, il ne faut pas attendre avant de contacter son assureur. Ce dernier dispose d’un délai de 60 jours pour accepter ou non la prise en charge du dossier. Si l’assurance accepte, une offre d’indemnité devra être proposée dans les 90 jours dès réception de la déclaration du sinistre.

A noter qu’en cas de revente du bien dans les dix ans qui suivent la fin des travaux, le propriétaire sera responsable vis-à-vis du nouvel acheteur. Il est donc conseillé de souscrire un contrat dommages ouvrage pour se protéger en cas de sinistre.

 
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