Assurance habitation

MaPrimeRénov' pourra financer jusqu'à 90% des travaux de rénovation énergétique

Publié par le , Mis à jour le 28/09/2020 à 18:41

Les travaux de rénovation d'ampleur seront privilégiés

Nous vous en parlions la semaine dernière, plusieurs évolutions législatives importantes vont s’appliquer aux propriétaires et bailleurs à partir de janvier 2021. Parmi celles-ci, nous notions particulièrement la récente loi énergie-climat, qui va donner le jour à une nouvelle version de la prime « MaPrimeRénov », qui finance la rénovation énergétique des logements.

Faire disparaître les passoires énergétiques

L’ambition est d’éradiquer avec ces travaux les « passoires énergétiques », ou « passoires thermiques », ces logements très chers à chauffer car mal isolés et laissant donc s’échapper beaucoup de chaleur. Pour rappel, on estime le nombre de ces passoirs à 4,8 millions dans l’hexagone : soit 17% du parc des habitations principales français, qui comprend 29 millions de logements.

Une version 2 avec 2 milliards d’euros supplémentaires

Pour réduire ce parc, le gouvernement a annoncé le déblocage de deux milliards d’euros qui doivent abonder l’aide financière MaPrimeRénov’. Nous ne savions pas jusqu’ici comment cette prime allait être attribuée dans les détails, ni comment elle allait s’échelonner. La ministre du logement, Emmanuelle Wargon, a apporté quelques détails ce dimanche.

Tout d’abord, si la prime va pouvoir être demandée à partir du 1er janvier 2020, elle sera rétroactive, et pourra concerner les devis signés après le 1er octobre 2020. Le versement effectif de la prime interviendra lui dès le début de la phase des travaux.

Le taux de financement s’échelonne selon les revenus

Concernant le montant de la prime, la ministre a bien confirmé qu’elle serait calculée en fonction des revenus des ménages, de la localisation du logement et du type de travaux réalisés. Un simulateur en ligne, qui sera présenté le 5 octobre, permettra d’avoir une estimation de son montant en fonction de ces paramètres.

Mais l’on sait déjà que cette nouvelle prime pourra financer jusqu’à 90% du devis pour les ménages les plus modestes. Puis l’aide décroit à mesure que les revenus augmentent, finançant ainsi 75%, 60% ou 40% des travaux pour les ménages les plus fortunés. Une évolution déjà significative puisque la première version de MaPrimeRénov’, lancée en janvier 2020, ne s’adressait pour l’instant qu’aux ménages les plus modestes, au sens de l’Agence nationale de l’habitat.

Des ambitions supérieures aux précédentes subventions

Du point de vue des montants alloués, les annonces gouvernementales illustrent aussi un vrai volontarisme par rapport aux précédentes subventions. L’ancêtre de MaPrimeRénov’, le crédit d’impôt pour la transition énergétique, ne finançait pas les travaux au-dessus de 30% de leur coût, et était versé un an après le lancement des travaux.

De plus, cette nouvelle prime ne s’adresse pas qu’aux propriétaires, mais aussi aux bailleurs, copropriétaires ou locataires. Une façon de faire de la rénovation énergétique l’affaire de tous. La même logique prévaut pour la nature des travaux : le gouvernement veut encourager les travaux d’ampleur, plutôt que les changements à la marge.

Favoriser des travaux d’ampleur et l’emploi

Pour l’encourager, le gouvernement devrait annoncer, avec le détail du barème, le 5 octobre, des bonifications de primes (ou « primes de primes ») pour les rénovations les plus lourdes, comme l’isolation des toitures, ou l’installation d’énergies renouvelables. Les travaux qui permettront aux maisons individuelles de sortir de la catégorie de « passoires énergétiques », bénéficieront par exemple d’un bonus allant jusqu’à 1500 euros.

Toutefois, la ministre a assuré que les plus petits travaux ne seraient pas en reste non plus, avec un soutien à hauteur de 10 000 euros par exemple pour le passage à une chaudière à granulée en Ile-de-France. Une nécessité pour que cette nouvelle prime remplisse également les objectifs que s’est fixé le gouvernement en termes de croissance. Emmanuelle Wargon a réitéré l’objectif de créer 22 000 emplois sur deux ans.

 
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