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Marché locatif : dans quelles villes les loyers sont-ils les moins élevés ?

Publié par le , Mis à jour le 27/02/2020 à 12:31

Parmi les villes de plus de 100 000 habitants, Limoges est la ville la moins chère

Nombre insuffisant de logements, concurrence féroce et prix élevés : en France le marché locatif ne cesse de se tendre, contraignant certains Français à faire des sacrifices ou à mentir pour se loger. SeLoger s’est intéressé au dernier facteur et révèle dans sa dernière étude quelles sont les villes de plus de 100 000 habitants où louer un appartement coûte le moins cher.

Limoges, Saint-Etienne et Le Mans dans le top 5 des villes les moins chères

Au cœur des préoccupations des Français, la question du logement est pour le moins épineuse et onéreuse. Alors que la part du loyer dans le budget des ménages ne cesse d’augmenter, certaines villes se placent sous la moyenne nationale. Le site d’annonces immobilières SeLoger s’est intéressés à ces agglomérations où louer un appartement ne coûte pas encore trop cher. Le Baromètre des Loyers montre en effet qu’il est encore possible de trouver des villes de plus de 100 000 habitants où les logements sont loués à des prix raisonnables, à savoir moins de 600 euros par mois. C’est notamment le cas à Limoges, première de ce classement. Pour louer un appartement dans la préfecture des Haute-Vienne il faut en moyenne débourser 479 euros par mois. Viennent ensuite Saint-Étienne et Le Mans avec des loyers respectivement à 493 et 500 euros/mois. Brest (527 €/mois) et Perpignan (535 €/mois) complètent le top 5.

Top 15 des villes de 100 000 habitants où les loyers sont les moins chers

  • Limoges : 479 €/mois
  • Saint-Étienne : 493 €/mois
  • Le Mans : 500 €/mois
  • Brest : 527 €/mois
  • Perpignan : 535 €/mois
  • Mulhouse : 537 €/mois
  • Angers : 549 €/mois
  • Caen : 550 €/mois
  • Le Havre : 551 €/mois
  • Reims : 568 €/mois
  • Orléans : 569 €/mois
  • Clermont-Ferrand : 576 €/mois
  • Rouen : 579 €/mois
  • Dijon : 588 €/mois
  • Tours : 599 €/mois

Tension du marché locatif : les Français contraints de faire des sacrifices

Pour l’ensemble de ces 15 villes les loyers moyens sont ainsi inférieurs à la moyenne nationale qui, charges comprises, est de 668 €. Ils sont également bien en-deçà des prix pratiqués dans les plus grandes villes de l’Hexagone. Alors qu’à Limoges le prix moyen au m2 est de 12 €, il s’élève à 37 € à Paris, 20 € à Bordeaux, 22 € à Nice ou encore 19 € à Lyon.

Le niveau élevé des loyers n’est néanmoins pas le seul facteur participant à l’accroissement de la tension du marché locatif. Si l’on y ajoute les logements en nombre insuffisant et la concurrence féroce, il est de plus en plus difficile de louer un logement. Conscients de cette difficulté, les Français sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à faire des sacrifices. Selon un sondage réalisé par Lagenceblue, une agence immobilière en ligne, et relayé par BFM Immo, 88 % des candidats à la location se disent prêts à réaliser des sacrifices. Concrètement cela se matérialise par une restriction des dépenses quotidiennes (loisirs, culture, etc.) pour 72 % des sondés. Vient ensuite l’aménagement intérieur (66 %) et le budget transport (53 %). Mais outre des sacrifices financiers, 62 % indiquent être prêts à changer de département ou de région.

Si les sacrifices ne suffisent pas, certains indiquent être prêts à mentir pour convaincre le propriétaire. Une pratique qui, selon un sondage OpinionWay réalisé en octobre 2019, est surtout l’apanage des étudiants et jeunes actifs. Selon l’étude, 23 % d’entre eux ont tenté cette méthode pour augmenter leurs chances de signer un contrat de location*. Un taux qui grimpe à 29 % pour les Franciliens.

Ces chiffres confirment la difficulté que rencontrent certains Français pour se loger. Dans son rapport sur l’état du mal-logement en France, la Fondation Abbé Pierre souligne que près de 15 millions de Français sont touchés par la crise du logement. Parmi eux, un million de personnes sont privées de logement personnel et trois millions subissent des situations de logement très difficiles.

 

* Falsifier des documents pour un dossier de location relève « du faux et usage de faux ». Selon l’article 441-1 du code pénal, "le faux et usage de faux" est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

 
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