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40% d'accidents de deux-roues en plus pendant la grève

Publié par le , Mis à jour le 18/12/2019 à 12:22

Ces 40% d'accidents supplémentaires s'expliquent notamment par un trafic en hausse

La grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites du gouvernement Philippe fait toujours rage. Les transports en commun étant fortement perturbés durant cette période, beaucoup de Français ont choisi de se déplacer à vélo, trottinette, scooter ou moto. Et indubitablement, le nombre d'accidents augmente.

Le deux-roues, une solution plébiscitée pendant la grève

Depuis le 5 décembre, date du début de la grève le nombre de deux-roues a explosé dans la capitale. L'exemple du vélo est révélateur : d'après la ville de Paris, il y aurait presque autant de bicyclettes en circulation que de voitures. Au 13 décembre, Paris recensait sur le boulevard Voltaire 11 612 vélos pour 12 886 voitures. Le 10 décembre, des records de fréquentations ont été battus. D'après Christophe Najdovski, maire adjoint de la ville, le trafic de vélos était en hausse de 175% et quatre pistes cyclables ont dépassé les 10 000 passages.

Cette augmentation du trafic n'est pas sans conséquences : le nombre d'accidents de deux-roues est en hausse de 40%. Cette augmentation est néanmoins à relativiser, même si elle n'est pas négligeable : « Elle est calculée par rapport à l'année dernière à la même période, or en un an, selon la mairie de Paris, il y a eu une augmentation de 50% des cyclistes et celle-ci est encore plus importante avec la grève donc c'est presque un chiffre rassurant ! », insiste le porte parole de l'association Paris en Selle Jean-Sébastien Catier.

Si les risques, eux, n'augmentent pas, les pompiers constatent tout de même 600 interventions du 5 au 14 décembre contre « seulement » 450 l'an dernier. Et cela ne concerne pas que les vélos. « C'est vrai pour les scooters, mais aussi les vélos, les vélos électriques ou les trottinettes. Il peut s'agir soit d'usagers qui perdent le contrôle, qui percutent un piéton ou ont un accident avec un automobiliste », allègue le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), qui couvre la capitale et les trois départements de petite la couronne (92, 93 et 94).

Sécurité : les mises en garde des pompiers

Fort heureusement, aucun décès n'a pour l'instant été constaté. Néanmoins, les blessures et passages aux urgences sont légion : « On observe beaucoup de chocs, entraînant des traumatismes plus ou moins importants. Il faut vraiment que les conducteurs de deux-roues aient la présence d'esprit de mettre un casque et d'être bien éclairés pour éviter le pire, pour eux et pour les autres », explique toujours Gabriel Plus. Il faut dire qu'en cette période, les conditions ne sont pas les plus favorables pour se déplacer en deux-roues. La nuit tombe très tôt, la météo n'est guère clémente et rend la route glissante, les usagers sont las et sous tension à cause de la grève...

S'ajoute à cela le manque d'expérience de ces nouveaux cyclistes ou motards. « On assiste, en raison de l'absence de transports en commun, à l'utilisation par beaucoup de gens de moyens de transport qu'ils ne connaissent pas. Je pense aux trottinettes en location, aux vélos, aux patins à roulettes... Ce qu'on constate, c'est que les premières utilisations sont les plus dangereuses », note sur France Info Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière. « Beaucoup ne sont visiblement pas habitués à rouler dans Paris. Ils ne connaissent pas bien les règles de circulation, les pistes cyclables, hésitent, s'engagent quand il ne faudrait pas… Ce n'est pas étonnant qu'il y ait plus d'accidents », remarque sur le Parisien Antoine, qui pratique le « vélotaf » depuis déjà quatre ans.

Il est donc vivement recommandé pour les cyclistes de s'équiper d'un bon casque, mais aussi de gants, car les mains sont les premières touchées en cas de chute. En outre, il est fortement déconseillé de rouler dans l'obscurité sans une lampe ou un phare sur votre vélo. Un gilet réfléchissant est également une bonne option. Il faut rappeler que le port d'écouteurs est interdit à vélo en France ; cela isole le cycliste des signaux sonores des autres usagers, résultant en un danger direct sur la route. Enfin, vous pouvez souscrire une assurance vélo pour être indemnisé en cas de vol ou de casse !

 
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