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Forfait Mobilité Durable : adopté par 20% des entreprises, il profite surtout au vélo

Publié par le , Mis à jour le 30/11/2021 à 10:00

Le baromètre du Forfait Mobilité Durable affiche un certain succès du dispositif un an après son entrée en application : 20% des entreprises interrogées l'ont mis en place pour leurs salariés. Comme attendu, ce forfait profite surtout au vélo, un moyen de locomotion en plein essor.

Le vélo, nouvel eldorado des salariés

Deux événements consécutifs ont participé de concert à la démocratisation du vélo depuis un an et demi : les grèves des transports publics de l’hiver 2019/2020, puis la pandémie de Covid-19. Dans les deux cas, le vélo est entré dans le quotidien de nombreux citadins, en particulier pour les trajets logement-travail, au point de parler de « vélorution »

Malheureusement, la preuve de cet engouement est aujourd’hui apportée par la relative pénurie apparue depuis quelques mois : la demande est si forte qu’il devient difficile de se procurer un vélo neuf. Les livraisons de pièces détachées n’ont pas pu suivre le rythme des commandes et le prix des bicyclettes d’occasion s’envole également.

Cela n’a pas empêché toutefois un peloton de plus en plus étendu de salariés d’adopter ce moyen de locomotion doux pour se rendre sur leur lieu de travail. Un nouveau mode de vie facilité par la distance médiane domicile-travail, qui n’est « que » de 5,2 kilomètres dans les principales agglomérations françaises. 

À qui s'adresse le FMD ?

Mais facilité aussi par les incitations mises en place par les pouvoirs publics, à l’image du Forfait Mobilités Durables (FMD) qui permet de bénéficier d’une aide financière de la part de son employeur pour se rendre au travail en vélo (ou en covoiturage), sur le modèle du remboursement des titres de transports collectifs.

Entré en vigueur lors du premier déconconfinement, ce forfait s’adresse à tous les salariés (CDI, CDD, intérimaires, stagiaires, apprentis, en temps partiel…). L’employeur peut choisir d’acheter une flotte de vélos qu’il met à disposition, ou participer à l’abonnement à un service de location de vélo, dans la limite de 500 euros par an. 

En avril dernier, la publication du premier baromètre du FMD a permis de dresser un état des lieux de ce dispositif un an après sa création. Selon ce dernier, il apparait que 20% des organisations sondées ont déjà déployé le FMD pour leurs salariés, et 11% d’organisations supplémentaires vont le mettre en place dans les six mois à venir. 

Le FMD profite dans 9 cas sur 10 aux vélos

Première conclusion : le FMD profite surtout au vélo (et au vélo électrique), dans 9 entreprises sur 10, c'est ce mode de transport qui est mis en avant pour profiter du FMD. Néanmoins, 41% des organisations sondées proposent aussi un remboursement pour la location d’un NVEI (Nouveau véhicule électrique individuel, notamment les trottinettes électriques).

Mais quelles sont les raisons qui ont motivé les employeurs à adopter le FMD ? Signe que l’ambition écologique de la réforme est bien intégrée, plus de 7 directions des ressources humaines sur 10 évoquent le souhait de valoriser des pratiques plus respectueuses de l’environnement. 62% des employeurs confessent aussi avoir tout simplement voulu répondre à la demande de leurs salariés.

À l’inverse, le déploiement du FMD suscite encore des blocages de nombreuses organisations. Dans ce cas, c’est l’enveloppe budgétaire de 500 euros qui est jugée insuffisante dans 35% des cas, malgré une bonne volonté affichée. Mais dans également un tiers des cas, le projet est jugé non-prioritaire par la direction, et pour 22% tout simplement inutile.

Aller plus loin, à coup de pédale ?

Il y a donc encore à faire, malgré quelques signaux encourageants, pour que le FMD prenne toute sa place au sein des entreprises. Le retour à la « normale » espéré dans le sillage de la campagne de vaccination va peut-être permettre aux organisations de se concentrer sur ce type de chantier. 

Dans le même temps, les pouvoirs publics incitent au recours au vélo par d’autres moyens : création des « coronapistes » pour décharger les transports, « coup de pouce vélo » (qui a pris fin en mars dernier, mais a permis de réparer 2 millions de deux-roues), l’immatriculation obligatoire, pour réduire les vols, ou encore la mise en place d’une prime à la casse pour acheter un vélo électrique, telle que proposée dans la récente loi Climat. On peut espérer que mises bout-à-bout, ces mesures rendront le vélo si populaire qu’il deviendra difficile aux entreprises de refuser le FMD.

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