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Harley-Davidson va délocaliser sa production de deux-roues

Publié par le , Mis à jour le 26/06/2018 à 14:46

Harley-Davidson annonce la délocalisation d'une partie de sa production

Chaque année, Harley-Davidson vend 40 000 motos en Europe, son deuxième marché après les Etats-Unis. Mais, suite à la « guerre commerciale » initiée par le président des Etats-Unis Donald Trump, ses deux-roues coûteront près de 1 900 euros plus cher à leur entrée sur le marché européen. Le constructeur a donc décidé de délocaliser une partie de sa production hors du sol américain…

Des produits américains ciblés par Bruxelles

Victime de la guerre commerciale lancée par le 45e président des Etats-Unis, le constructeur moto Harley-Davidson vient d’annoncer qu’il allait procéder à la délocalisation d’une partie de sa production pour éviter les nouveaux tarifs douaniers arrêtés par Bruxelles en réponse à ceux instaurés par Washington.

Si Harley-Davidson possède quelques usines hors des Etats-Unis - au Brésil, en Australie, en Inde et prochainement en Thaïlande - l’on ignore encore où il transfèrera sa production pour faire face aux nouvelles taxes douanières européennes (31 % au lieu de 6 % sur certains produits entrants) qui correspondent à une hausse tarifaire de 2 200 dollars (environ 1 886 euros) pour chaque véhicule.

Pour mémoire, le 22 juin 2018, Bruxelles a décidé de frapper différents produits américains de droits de douane fixés à 25 %. Ces mesures de rétorsion sont intervenues en réponse aux taxes de 25 % et 10 % sur l’acier et l’aluminium européens respectivement. C’est ainsi que les motos américaines ont été taxées de même que le bourbon, le beurre de cacahuète ou encore les jeans.

La « surprise » de Donald Trump

Cette annonce du constructeur Harley-Davidson n’a pas manqué de susciter une réaction étonnée de la Maison Blanche :

 

 

Dans le tweet ci-dessus, le président américain déclare : « Surpris que, parmi toutes les entreprises, Harley-Davidson soit la première à abdiquer. Je me suis battu pour eux et au bout du compte ils ne vont pas payer les droits douaniers dans l’UE ». Et l’intéressé de conclure : « Les taxes ne sont qu’une excuse pour Harley - soyez patients ! »

En attendant de préciser où sera transférée une partie de sa production, Harley-Davidson a déjà fait savoir que ce transfert nécessitera entre 9 et 18 mois avec un impact sur les comptes de l’ordre de 90-100 millions de dollars (environ 77-85 millions d’euros) sur 12 mois.

Dans un contexte difficile marqué par le vieillissement de sa clientèle et la rude concurrence des deux-roues nippons, le constructeur moto compte beaucoup sur les exportations, ce qui aide à comprendre sa décision de transférer une partie de sa production au-delà des frontières des Etats-Unis.

 
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