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La grève des transports grande alliée de la pratique du vélo

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Uber a annoncé une hausse de 150 % à 200 % des courses journalières en décembre

Contraint de trouver d’autres moyens de se déplacer depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, de nombreux Français ont opté pour le vélo. A Paris le trafic cycliste a été multiplié par deux à trois depuis le début des grèves. Si certains devraient reprendre leurs habitudes après la fin du mouvement social, d’autres pourraient avoir été convaincu par le deux-roues. Des néo-cyclistes qu’il va néanmoins falloir convaincre de rester en selle.

280 000 Franciliens ont eu recours à leurs vélos en décembre

A bicyclette … Avec la mobilisation contre la réforme des retraites entrainant de fortes perturbations sur les réseaux de transports, de nombreux Français, notamment Franciliens, se sont mis à pédaler. Depuis le début des grèves le trafic cycliste a été multiplié par deux à trois à Paris. Les trajets en Vélib' ont quant à eux doublé. Au total près de 280 000 Franciliens ont eu recours à leurs vélos durant le mois de décembre. « Les vélos font chaque jour jusqu'à 50 km, contre 18 km en temps normal », expliquait un communiqué au début du mois de janvier. Les demandes de location longue durée du système Véligo ont, elles aussi, explosé. Les autres entreprises de deux-roues en free floating ne sont pas en reste. En décembre, Uber annonçait une hausse de 150 % à 200 % des courses journalières de ses vélos Jump.

Cette utilisation massive de vélos ne passe d’ailleurs pas inaperçue dans les rues de la capitale ou dans les boutiques spécialisées. Selon BFM TV, Cyclable, un réseau d'une cinquantaine de magasins dans toute la France, a enregistré au mois de décembre une augmentation de 49 % du chiffre d'affaires des ventes de vélos pliants. Une hausse similaire à celui des ventes de vélos à assistance électrique (VAE).

S’ils n’avaient pas l’habitude de prendre un vélo pour se déplacer, ces néo-cyclistes pourraient ne pas s’arrêter. Les raisons sont multiples : santé, mentale ou encore pécuniaire. Alors que beaucoup ont investi dans des vélos (achats ou abonnements), revenir aux transports en commun paraît comme inconcevable.

Le vélo, un sujet inévitable lors des élections municipales

En septembre dernier, une étude de l’Union sports et cycles mettait en lumière que près de 2 Français sur 5 utilisent le vélo dans leur quotidien. Un taux qui pourrait donc rapidement augmenter. Selon Slate, « 53 % des Français se disent prêts à s'y mettre à condition que des infrastructures sécurisées soient aménagées ». Un problème justement mis en lumière ces dernières semaines. Si la grève a pu éveiller l’amour du vélo chez certains, elle a surtout rappelé les nombreuses limites actuelles en matière d’infrastructure. Trop limitées pour un de trafic plus important, en mauvaises état, parfois inexistantes, etc. : les lacunes sont multiples.

Pour convaincre les Français de rester en selle, les villes devront obligatoirement accélérer sur le sujet. Alors que les élections municipales approchent, le « vélo » fera inévitablement partie des programmes des différents candidats. A Paris, la maire sortant, Anne Hidalgo, compte continuer sur sa lancée en développement massivement son usage. Dans son programme juste dévoilé, elle propose une ville 100 % vélo grâce à de nouvelles pistes cyclables. « L'idée n'est pas que tout le monde se mette au cyclisme, mais de faire en sorte que la circulation à vélo soit agréable et sans danger », explique au Point Emmanuel Grégoire, directeur de campagne de la candidate et premier adjoint. Pour encourager les Parisiens, la candidate souhaite créer de nouvelles pistes « faites pour le confort et la sécurité des cyclistes ». Autre candidat à avoir fait parler de lui sur le sujet, Cédric Villani souhaite que Velib’ soit totalement gratuit. « Les Vélibs seront totalement pris en charge par la mairie de Paris via des subventions », indique l’équipe du candidat. Une proposition faisant écho à celle d’Anne Hidalog : la gratuité pour les mineurs.

Au niveau de l’Etat, le gouvernement manifeste depuis longtemps son intention de développer l’usage du vélo. Lancé par l’Etat en décembre 2018, l’appel à projets « Fonds mobilités actives - Continuités cyclables » permettra de débloquer une enveloppe de 47,3 millions d’euros redistribuée sur 152 projets.

 
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