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Moto : les associations réagissent aux nouvelles mesures

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Passé sous le microscope suite aux mauvais chiffres récemment dévoilés par la Sécurité routière – voir notre article Assurance moto : le nombre d'accidents inquiète – le conducteur de deux roues était au centre des attentions du dernier Conseil Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) qui s’est traduit par l’annonce de mesures essentiellement répressives.  Une option politique qui a suscité nombre de réactions à commencer par la Fédération Française des Motards en Colère.

Les motards dans le collimateur ?

Parmi les nombreuses mesures dévoilées à l’issue du quatrième Conseil Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) qui s’est déroulé mercredi dernier à Matignon sous la présidence de François Fillon, quelques unes concernent très directement les conducteurs de deux-roues

Ainsi, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, a annoncé les mesures suivantes :
• l’obligation de porter un équipement réfléchissant
• l’obligation de disposer d’une plaque d’immatriculation plus grande
• l’obligation de suivre une formation pour tout motocycliste qui n’aurait pas conduit depuis cinq ans

Des réactions à foison

Logiquement, ces mesures largement tournées vers la répression et prises sans consulter les associations ont suscité de très nombreuses réactions.

Pour la Fédération Française des Motards en Colère, les « mesures proposées sont, une fois de plus, complètement à côté de la plaque, ignorant la réalité de terrain et l’ensemble des travaux et concertations de ces dernières années » Se faisant plus précise, l’association estime à propos des deux-roues : « Renforcer leur « visibilité » en les transformant en arbre de noël, et agrandir leur plaque d’immatriculation, voilà les propositions faites… Pour servir d’aérofrein et qu’ils aillent moins vite ? Il existe déjà pléthore de réglementations sur le sujet. A quand une réelle prise en compte dans les infrastructures, des incitations sérieuses à porter un équipement de sécurité, et surtout des actions en direction de l’ensemble des usagers de la route pour un meilleur partage ? ».

Un certain scepticisme aussi chez Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière : « Nous sommes très déçus, mais c'était prévisible car il n'y pas eu de concertation avec les associations et les experts. »

Des critiques toujours mais au sein même de la majorité parlementaire cette fois. Franck Marlin, député-maire à Etampes dans l’Essonne, estime en effet que le « gouvernement fait fausse route » en pensant que « tous les conducteurs sont uniquement des assassins potentiels, et des irresponsables. Les automobilistes sont désormais présumés coupables. Au lieu de sanctionner le conducteur, sans même qu’il ait enfreint une règle, il vaudrait mieux agir sur l’état des réseaux routiers, améliorer les formations, aider les usagers qu’ils soient cyclistes, motards ou automobilistes à mieux vivre ensemble sur la route ».

 
Au rang des satisfactions, on notera tout de même la réaction de l’association Prévention Routière qui considère que « les mesures annoncées par les pouvoirs publics sont, conformément à ce que l’association demandait depuis plusieurs semaines, une réponse de fermeté à ceux des conducteurs qui ont, au cours des dernières semaines, relâché leur comportement ». 

 
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