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Trottinette électrique : nouvelle réglementation et hausse de l'accidentologie

Publié par le , Mis à jour le 05/03/2020 à 10:56

La trottinette électrique s'est rapidemment imposée auprès des Français

C’est un fait, la trottinette électrique est pratique, écologique mais elle apporte aussi son lot d’accidents. Pour tenter de limiter les accidents parfois mortels, le gouvernement comme la Mairie de Paris ont décidé de mettre en place une série de mesures.

24% des adeptes de trottinette électrique ont déjà eu un accident

En quelques années, la trottinette électrique est devenue un moyen de transport ultra tendance. Une mode qui provoque son lot d’accidents corporels en ville. La preuve : selon une étude Yougov parue en 2018, 24% des utilisateurs ont déjà eu accident. Entre 2016 et 2017, 49 blessés ont été recensés à Paris soit une hausse de 19.51%. Récemment, un jeune homme a été poursuivi pour homicide avec la circonstance aggravante de violation des obligations de sécurité et de prudence. L’individu de 21 ans était accusé d’avoir renversé une personne âgée alors qu’il était entrain de circuler sur une trottinette électrique. L’octogénaire projeté à plusieurs mètres ne survivra malheureusement pas à ses blessures. Le conducteur encourait une peine de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.

À l'époque, l’Acapauvi, association de victimes des accidents de trottinettes demande une régulation de la pratique. Elle souhaite une assurance obligatoire des opérateurs, une immatriculation des trottinettes électriques pour faciliter la verbalisation des contrevenants : « On considère que c’est un objet enfantin, sans danger, inoffensif. On veut rappeler que ce n’est pas le cas ».
Un appel entendu par le gouvernement mais aussi par la mairie de Paris. Désormais, c’est tolérance zéro vis-à-vis des débordements liés à l’utilisation des trottinettes électriques. Décrit par l’adjoint aux transports comme « d’un bordel généralisé », la municipalité a décidé de sévir.

Une nouvelle réglementation lancée en septembre 2019

Depuis septembre 2019, une nouvelle règlementation est entrée en vigueur. Désormais, les utilisateurs ont l’interdiction de circuler sur le trottoir sous peine d’une amende de 135 euros. Les adeptes de ce NVEI doivent se contenter des pistes cyclables ou de la route si les infrastructures n’existent pas. Interdiction aussi de dépasser les 25km/h. Là encore les personnes verbalisées peuvent encourir une amende allant jusqu’à 1500 euros. Par ailleurs, les enfants de moins de 12 ans doivent obligatoirement porter un casque et la conduite est prohibée pour les petits de moins de 8 ans.

Dans une interview exclusive accordée à Assurland, Christophe Najdovski, maire-adjoint de Paris explique que ces nouvelles mesures étaient nécessaires en raison « d’une absence de cadre réglementation précis (…) La multiplication de ces engins a entraîné des difficultés pour la sécurité et le confort des usagers de l’espace public ».

En plus des nouvelles règles, la mairie de Paris a décidé de limiter la flotte en free floating à 15 000 engins sur l’ensemble de la ville : « Nous sélectionnerons 3 opérateurs dont les propositions seront les plus satisfaisantes selon trois critères d’appréciation ainsi pondérés » :

  • La responsabilité environnementale
  • La sécurité des usagers
  • La gestion, la maintenance et la recharge

Si Paris a décidé de durcir le ton, la ville de Singapour a aussi voulu de serrer la vis. Face à une accidentologie en hausse, les autorités ont, eux aussi, décidés d’interdire la circulation des trottinettes électriques sur le trottoir. Les personnes qui contourneraient la loi seront d’abord punies par des avertissements puis s’exposeront, en cas de récidive, à une peine de deux mois de prison et une amende de 2 000 dollars singapouriens. Comme en France, les utilisateurs doivent circuler sur les pistes cyclables et voies reliant les parcs.

La trottinette électrique, un service dangereux ?

Et qu’en pensent les utilisateurs ? Même si la trottinette électrique est considérée comme écologique et pratique, elle est aussi perçue comme dangereuse. En octobre 2019, une étude nationale de Smart Mobility Lab relayée par le Parisien révèle que l’engin n’a plus vraiment la cote auprès des Français. 50% des sondés interrogés évoquent la dangerosité du service. Ils n’étaient que 22% l’année précédente. Une image dégradée qui peut s’expliquer par l’arrivée massive des trottinettes et des opérateurs, la hausse des incivilités et des accidents.

 
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