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Trottinettes électriques : la répression des fraudes met en garde

Publié par le , Mis à jour le 05/12/2019 à 14:42

Vigilance sur la conformité des trottinettes électriques

Vous êtes peut-être partis au travail avec votre trottinette électrique. Mais est-elle bien conforme aux normes européennes ? La répression des fraudes alerte sur des engins qui ne respectent pas la loi. La DGCCRF invite les utilisateurs à vérifier si le marquage CE est bien indiqué sur le produit.

Des non conformités relevées lors d’une étude de 2018

C’est peut-être votre moyen de transport en ce jour de grève nationale. La trottinette électrique est une bonne alternative pour se rendre sur son lieu de travail. Pour les adeptes de ce NVEI, la répression des fraudes appelle à la vigilance. Face à « des risques graves de choc électrique ou d’incendie », la DGCCRF rappelle les bons réflexes à avoir : « Les consommateurs doivent vérifier que le produit qu’ils achètent comporte le marquage CE et qu’il est accompagné d’une notice d’utilisation en français et d’une déclaration CE de conformité ».

Le marquage CE est obligatoire et confère aux produits le droit de libre circulation sur l’ensemble du territoire de l’UE. Cependant, lors d’une enquête menée en 2018, « de nombreuses non conformités » ont pu être relevées. Des problèmes qui pouvaient concerner « des marquages obligatoires sur les produits ou leur documentation technique » explique la répression des fraudes. En tout, plus de « 250 établissements ont été contrôlés (…) à tous les stades de distributions ». Les entreprises dont les produits ont été déclarés non conformes ont dans « leur majorité pris des mesures correctives volontaires, jusqu’au rappel des produits auprès des consommateurs » peut-on lire sur le communiqué de la DGCCRF.

Une réglementation plus stricte

La trottinette électrique est devenue en quelques années, un indispensable du citadin. Un véritable phénomène qui a provoqué de nombreux tracas aux municipalités. C’est le cas de la mairie de Paris qui n’a pas hésité à taper du poing sur la table. Lors d’une conférence de presse, Anne Hidalgo avait notamment annoncé une limitation du nombre d’opérateurs dans la capitale.

Face à une accidentologie en hausse, le gouvernement a lui aussi décidé de hausser le ton. Selon une étude Yougov, 24% des utilisateurs ont déjà eu un accident. D’ailleurs, de plus en plus de Français estiment qu’il s’agit d’un service dangereux. Une image dégradée qui s’explique par une arrivée massive du nombre de trottinettes et d’opérateurs et par une augmentation des incivilités.
Pour encadrer ces nouveaux engins de déplacements motorisés (EDPM), l’executif a donc décidé de de mettre en place des règles contraignantes :

  • Interdiction des trottinettes électriques sur le trottoir sous peine d’une amende de 135 euros
  • La trottinette électrique ne pourra pas dépasser les 25km/h sous peine d’une amende de 1500 euros. 
  • Port du casque obligatoire pour les moins de 12 ans
  • Interdiction de conduire un engin pour les enfants de moins de 8 ans
  • Les utilisateurs sont invités à porter un vêtement ou un équipement rétro-réfléchissant
  • Un engin devra être équipé « de feux avant et arrière, de frein, de dispositif rétro-réfléchissant et d’un avertisseur sonore

Comment assurer sa trottinette électrique ?

Pour les Français qui se laisseraient tenter par une trottinette électrique, sachez qu’il faut l’assurer. L’engin devra être muni d’un numéro d’identification unique et d’un certificat de conformité communautaire.

Concernant l’assurance, la trottinette électrique homologuée doit être au moins couverte par une Responsabilité Civile. Vous pouvez donc passer par votre assurance habitation pour sa protection. Cependant, vous pouvez aussi contacter votre assurance ou réaliser une comparaison pour une assurance plus spécifique.

 
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