Assurance santé

Agnès Buzyn dévoile le plan du gouvernement pour lutter contre la pénurie de médicaments

Publié par le , Mis à jour le 09/07/2019 à 15:55

Quelle est la feuille de route du gouvernement pour lutter contre la pénurie de médicaments ?

Devenue un sujet brûlant d’actualité - par exemple, il y a deux ans, ce sont 530 médicaments vitaux qui étaient en rupture d’approvisionnement - la pénurie de médicaments fait de nouveau les gros titres. En l’occurrence, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn vient de dévoiler les pistes du gouvernement visant à lutter contre ces ruptures de stock qui touchent des produits très courants (antibiotique, vaccins, anticancéreux,…).

Anti-infectieux, médicaments du système nerveux et anticancéreux

Lundi 8 juillet 2019, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a dévoilé diverses pistes afin de « lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments en France ». D’ailleurs, cette feuille de route 2019-2022 pourra être enrichie d’ici la rentrée prochaine par les propositions des différents acteurs concernés.

A l’heure actuelle, de nombreuses molécules sont en tension voire indisponibles dans les pharmacies de ville et d’hôpitaux de l’Hexagone. Plus précisément, les classes de produits d’intérêt thérapeutique majeur suivantes sont particulièrement exposées au risque de pénurie :

  • les anti-infectieux,
  • les médicaments du système nerveux,
  • les anticancéreux.

En une décennie seulement, le nombre des médicaments en rupture de stock a été multiplié par dix. Ainsi, l’année dernière, ce sont plus de 600 molécules qui étaient touchées ; elles pourraient être 1 200 dès cette année, selon France Assos Santé, organisation de référence pour la représentation des patients et des usagers du système de santé ainsi que la défense de leurs intérêts.

Pénurie de médicaments : les axes du plan gouvernemental

Les pistes dévoilées par la ministre Agnès Buzyn consistent en 28 actions réunies autour des 4 axes principaux suivants :

  1. la promotion de la transparence et de la qualité de l’information,
  2. la mise en œuvre d’actions de prévention et de gestion concernant le circuit du médicament dans son intégralité,
  3. le renforcement de la coordination nationale et de la coopération européenne (par exemple : mettre en place des établissements pharmaceutiques publics européens pour la production de certains médicaments),
  4. l’instauration d’une nouvelle gouvernance avec la création d’un comité de pilotage.

Rhumatologue à l’hôpital Saint-Antoine, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), le professeur Francis Berenbaum se félicite de cette « volonté de transparence et d’information » mais aussi « de discussions au niveau européen » en ce qui concerne « la réglementation et les prix » présente dans la nouvelle feuille de route ministérielle.

 
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