Assurance santé

Agnès Buzyn optimiste sur la généralisation du tiers payant intégral

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La généralisation du tiers payant, c'est pour quand ?

Invitée sur BFM TV, la ministre de la Santé a assuré qu’il était aujourd’hui techniquement possible de généraliser le tiers payant intégral. Prévue initialement pour fin 2017, la mesure avait été repoussée suite à un rapport de l’Igas.

Des problèmes techniques résolus

« Je tiens à ce que le tiers payant intégral soit possible cette année ». Sur le plateau de BFM TV ce 23 octobre, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn s’est montrée optimiste quant à la prochaine généralisation du tiers payant. Prévue initialement pour fin 2017, son entrée en vigueur avait été repoussée suite à la publication d’un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) l’estimant « irréaliste » d’un point de vue technique.

« Le problème que nous avions et la raison pour laquelle nous étions revenus sur le tiers payant généralisé, c’est qu’il y a des centaines de mutuelles différentes et nous ne savions pas faire techniquement », a ainsi rappelé la ministre. Un problème qui serait donc réglé. Le dispositif, testé auprès d'une centaine de professionnels de santé, permet à ces derniers de de vérifier les droits du patient, d’envoyer leurs honoraires à l'Assurance maladie et aux complémentaires santé, et enfin de se faire payer.

Au tour des professionnels de santé d’agir ?

Pour Agnès Buzyn, la balle est désormais dans le camp des professionnels de santé. « Ce qu’il faut maintenant, c’est que chaque professionnel intègre cette nouvelle technique pour offrir le service aux malades. Le service est faisable et il faut que tous les professionnels de santé s’emparent progressivement de ces dispositifs dans l’année et s’équipent ». Un avis que ne partagent pas ces derniers. Alors que l'Union nationale des professionnels de santé (UNPS) souhaite une convention nationale et collective, l’InterAMC (l'association des complémentaires santé pour le tiers payant) leur refuse. Cette dernière préférerait une convention pour chacune des 474 complémentaires. Un conflit que la ministre de la Santé devra arbitrer.

 
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