Assurance santé

Alcool : l'Académie de médecine souhaite « des mesures plus fortes »

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La consommation d'alcool ne baisse plus en France

La France reste l’un des plus forts consommateurs d’alcool au monde. Si bien que la consommation ne baisse plus dans le pays. Pour endiguer ce phénomène, l’Académie de médecine monte au créneau et demande des mesures plus fortes.

« Affaiblissement continu de la loi Evin »

« Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la consommation d’alcool ne baisse plus en France. C’est une défaite majeure pour la santé publique ». C’est le constat que dresse l’Académie de médecine qui souhaite éveiller les consciences. Pour cela, elle demande au gouvernement « des mesures plus fortes » et une opposition « au lobby alcoolier ».

L’Académie de médecine pointe notamment du doigt la loi Evin qui a connu un « affaiblissement continu (…) jusqu’à autoriser la publicité sur Internet ».

Pour tenter de baisser la consommation d’alcool en France, de nombreuses actions sont réclamées par l'Académie de médecine :

  • Bannir la publicité pour l’alcool suivant les principes initiaux de la loi Evin
  • Des pictogrammes sur les bouteilles
  • Taxer les boissons alcooliques au gramme d’alcool
  • Etablir un prix minimum de vente par gramme d’alcool

S’opposer au «lobby alcoolier »

Sur le lobby, l’Académie tape du poing sur la table en rappelant leur rôle dans la consommation d’alcool : « que dire de la reconnaissance de la filière viticole comme un acteur crédible de la prévention ? De la diffusion de dépliants scolaires pour les 3-6 ans sur la vigne sans parler d’alcool ni de ses effets ? De l’acharnement à favoriser la consommation de vin des femmes ? ». 

Sans oublier, une pique à l’attention de Didier Guillaume, ministre de l’agriculture qui avait minimisé les méfaits de la consommation de vin par rapport aux alcools forts. Interrogé au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, il avait alors indiqué que « le vin n'est pas un alcool comme un autre » et que la prévention pour lutter contre l'alcoolisme était « suffisante ».

Rappelons que l’alcool continue de faire des ravages dans le pays avec 41 000 décès par an. Par ailleurs, l’alcool est la deuxième cause évitable de décès, la première cause évitable de mortalité chez les jeunes de 15 à 30 ans, de retard mental de l’enfant et de démence précoce.

 
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