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Alcool : les Français boivent (beaucoup) moins

Publié par le , Mis à jour le 04/03/2020 à 10:07

En quasiment 60 ans, les Français ont diminué leur consommation d'alcool

Bonne nouvelle. La consommation d’alcool continue de reculer en France. Selon l’Insee, la consommation moyenne d’un Français est désormais de 80 litres par an. Un chiffre bien loin des 200 litres ingurgités en 1960. Par ailleurs, la France se place en 8ème position de la consommation d’alcool pur, c’est plus que la moyenne européenne.

200 litres d’alcool en moyenne en 1960

C’est une information qui passe quasiment inaperçue en cette période de crise du  coronavirus. Selon un rapport de l’Insee, la consommation d’alcool a chuté en France. En l’espace de 60 ans, elle a été divisée par deux. Alors qu’en 1960, un Français buvait 200 litres d’alcool en moyenne, il n’en boit plus que 80 litres aujourd’hui.

Selon le rapport, cette chute est intervenue entre les années 1960 et le milieu des années 90 suite à la mise en place de la politique publique de la lutte contre la consommation quotidienne d’alcool. Rappelons que dans les années 50, le vin était servi comme boisson dans les cantines scolaires. Ce n’est qu’en 1956 que le gouvernement décide d’interdire cette pratique pour les enfants de moins de 14 ans.

C’est le vin qui fait les frais de cette baisse de la consommation. En 1960, 128 litres étaient absorbés contre 36 litres en 2018. Aujourd’hui, un Français consomme en moyenne un verre de vin par jour contre 3,6 verres. Si la consommation chute, la population consomme un alcool de meilleure qualité. C’est d’ailleurs 20,7% de leur budget contre 9,1% il y a quasiment 60 ans. À l'époque, ils préféraient les vins de consommation courante (49,1% du budget).

Chaque foyer dépense en moyenne 707 euros d’alcool par an

Concernant les quantités d’alcool pur, la France se place en 8ème position en Europe. Avec 12,6 litres, elle se trouve loin devant la moyenne de l’UE (11.4 litres). On retrouve en tête du podium la Lituanie (15 litres), la République Tchèque (14,4 litres) et l’Allemagne (13,4 litres).

Côté budget, on apprend que les ménages ont dépensé 35 milliards d’euros en boissons pour leur consommation à domicile. Dans les faits, ce montant équivaut à un budget de 707 euros par foyer. Plus surprenant, celui alloué aux boissons sans alcool qui est de 476 euros par an et par personne. Les boissons chaudes comme le café sont plébiscitées par les 20% de ménages les plus riches tandis que les boissons rafraichissantes sont privilégiées par les 20% de ménages les plus modestes.

Selon les régions, les dépenses en boissons alcoolisées sont plus ou moins élevées. C’est le cas pour certains territoires qui couvrent des régions agricoles. Les plus concernés ? Les ménages habitant en Méditerranée, dans le Centre-Est ou à l’Est de la France (4.4 points de plus que la moyenne). Avec une concentration de bourgeoisie, la région Ile-de-France consacre aussi un budget élevé en vins, cidres et champagnes (10.1 points de plus que la moyenne).

54% des Français favorables à une augmentation des prix

En 2018, un sondage publié par la ligue nationale contre le cancer dévoile que 54% des Français sont favorables à une hausse des prix. Aujourd’hui encore, l’alcool demeure le deuxième facteur de risque de cancer. Elle est à l’origine de 41 000 décès par an en France. Pour une meilleure prévention, 81% des Français souhaiteraient une modification de l’étiquetage. Pour eux les risques devraient être mentionnés sur l’étiquetage des bouteilles d’alcool.

Même si la consommation d’alcool est en baisse dans le pays, la Ligue contre le cancer milite pour l’instauration de trois mesures :

  •  une taxation au gramme d’alcool
  • un étiquetage spécifique sur les risques liés à la consommation d’alcool
  • une interdiction de la publicité des produits alcoolisés y compris sur internet.
 
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