Assurance santé

Alimentation : une ONG alerte sur les perturbateurs endocriniens

Publié par le , Mis à jour le 04/09/2018 à 15:05

60 % des pesticides dans nos assiettes sont des perturbateurs endocriniens

Association de défense de l'environnement agréée par le ministère de l'Ecologie et reconnue d'intérêt général, Générations Futures tire la sonnette d’alarme. En effet, l’ONG a mené son enquête et considère que, dans l’alimentation, la plupart des pesticides sont en fait des perturbateurs endocriniens. Explications.

60 % des pesticides sont des perturbateurs endocriniens

S’appuyant sur le dernier rapport en date réalisé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA, et « European Food Safety Authority » (EFSA) en anglais), Générations Futures lance aujourd’hui un cri d’alerte.

En effet, il apparaît que 60 % des pesticides présents dans des aliments cultivés en Europe appartiennent à la catégorie des perturbateurs endocriniens. Or, si ces résidus de pesticide ont été détectés dans des quantités respectant les limites réglementaires, l’association s’émeut de leurs possibles effets inattendus.

Plus précisément, l’ONG estime qu’en l’espèce, le principe toxicologique selon lequel la dose fait le poison n’est pas forcément applicable aux perturbateurs endocriniens. Ainsi, les seuils arrêtés ne sont pas toujours pertinents.

L’alimentation oubliée par les pouvoirs publics

Pour les besoins de son enquête et faute de liste recensant les perturbateurs endocriniens, Générations Futures s’est appuyée sur la base de données TEDX qui fait l’inventaire des différentes molécules susceptibles d’impacter le fonctionnement du système hormonal humain.

Pour mémoire, en fin d’année dernière, l’Union européenne a procédé à l’adoption de différents critères pour la définition des perturbateurs endocriniens. Toutefois, cette initiative n’a pas réussi à convaincre les associations en raison notamment du caractère restrictif des critères retenus.

En France, la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) a été adoptée en 2014 donnant lieu à l’interdiction du bisphénol A qui était présent par exemple dans les contenants alimentaires et les biberons. D’ailleurs, le second volet de ladite Stratégie qui est actuellement en cours d’élaboration ne fait que peu de cas de l’alimentation au grand étonnement de François Veillerette, le président de Générations Futures.

 
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