Assurance santé

Androcur : 80 000 patients vont recevoir un courrier d'alerte

Publié par le , Mis à jour le 19/06/2019 à 12:03

Entre 2007 et 2015, 500 femmes ont dû être opérées d'un méningiome

Un courrier d’alerte mais aussi un formulaire informant sur l'Androcur. Face à un risque de méningiome pouvant être multiplié par 20, l’Assurance maladie ainsi que le gendarme des médicaments (ANSM) ont décidé de prévenir les patients.

Des risques de méningiome multipliés entre 7 et 20

D’ici quelques jours, des patients, médecins et établissements de santé vont recevoir un courrier d’alerte de l’Assurance Maladie. Ce document cosigné par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’adresse notamment aux patients qui se sont vu prescrire de l’Androcur ou ses génériques.

Commercialisé par le laboratoire Bayer dans les années 80, l’Androcur est utilisé dans le traitement de l’hyperpilosité ou dans des cas d’endométriose ou d’acné. Largement prescrit chez les femmes, il peut être aussi délivré chez les hommes dans le traitement de certains cancers de la prostate ou pour diminuer les hormones.

Un médicament hormonal qui pourrait « multiplier jusqu’à 7 le risque de méningiome (tumeur souvent bénigne) au-delà de six mois de traitement et même par 20 pour les utilisations prolongées et à fortes doses ». Pour écarter les risques, l’Assurance maladie ainsi que le gendarme du médicament en France invitent les patients à consulter un médecin.

Un formulaire qui informe des risques

Dès le 1er juillet 2019, les médecins devront obligatoirement faire signer aux patients un formulaire qui informe des risques de l'Androcur. Une attestation annuelle qui devra être présentée en pharmacie pour obtenir le médicament. Par ailleurs, le malade pourra aussi bénéficier d’un examen d’imagerie cérébrale.

Rien que pour l’année 2017, ce sont 89 000 femmes qui se sont vu prescrire de l’Androcur. L’Assurance maladie estime que 500 femmes ont dû subir une intervention pour un méningiome entre 2007 et 2015. Cependant, même si le chiffre semble préoccupant, le médicament reste tout de même sur le marché.

 
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