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Cancer du col de l'utérus : des chercheurs mettent au point un nouveau dépistage

Publié par le , Mis à jour le 23/08/2019 à 10:38

Le test peut détecter la présence du virus HPV mais aussi des cellules précancéreuses

Des chercheurs ont réussi à élaborer un nouveau dépistage du cancer du col de l’utérus. Un test capable de détecter une infection HPV mais aussi trouver des marqueurs précancéreux.

Un test pratiqué sur 55 patientes

En France, le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme. Selon les dernières estimations, il est responsable de 1 100 décès et 3 000 nouveaux cas par an. Alors que la maladie est encore très mal dépistée, des chercheurs de l’Institut Pasteur viennent de mettre au point le procédé  « HPV RNA Seq ». En réalité, il s’agit d’un test capable de déterminer la présence ou non d’une infection HPV (papillomavirus humain) mais aussi déterminer des marqueurs précancéreux : « Par rapport aux dispositifs existants, ce test diminue les faux-positifs et les faux-négatifs » explique Marc Eloit, chercheur à France TV Info.

Les chercheurs ont utilisé ce nouveau test sur 55 patientes dont 28 porteuses de lésions cervicales dites de « bas grade » et 27 de lésions précancéreuses qualifiées de « haut grade ». Au final, le dépistage a permis d’identifier le virus HPV chez deux nouvelles patientes et identifier des porteuses de multiples infections par le virus.

Un nouveau test qui ne sera pas disponible avant plusieurs années

Si ce nouveau dépistage semble montrer son efficacité, il faudra attendre des années avant de le voir arriver sur le marché : « C’est une première étape encourageante d’une nouvelle génération de test mais il ne sera pas accessible au grand public avant plusieurs années » raconte Marc Eloit.

Aujourd’hui, deux vaccins peuvent être prescrits aux adolescentes de 11 à 14 ans avec un rattrapage à 19 ans. Cependant, encore très peu de patientes sont vaccinées. Elles sont à peine 21% des jeunes Françaises. Un taux dérisoire en comparaison des Portugaises qui sont 87% à être protégées contre le cancer du col de l’utérus.

En parallèle, les médecins recommandent un dépistage pour les femmes de 25 à 65 ans avec un frottis dès l’âge de 25 ans puis tous les trois ans si les résultats s’avèrent normaux.

 
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