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Cancer du col de l'utérus : un test urinaire pour remplacer le frottis ?

Publié par le , Mis à jour le 06/05/2019 à 09:34

Un test urinaire qui pourrait aider les femmes qui ont peur du frottis

Et si une femme n’avait qu'à faire pipi pour se prémunir du cancer du col de l’utérus ? Des chercheurs britanniques ont découvert qu'un test urinaire avait des résultats similaires au frottis, examen indispensable pratiqué tous les trois ans.

Un dépistage moins invasif  

Le dépistage du cancer du col de l’utérus se fera-t-il bientôt par le biais d’un test d’urine ? Selon une étude britannique relayée dans la revue BMJ Open et par le magazine Parents, des chercheurs ont réussi à mettre au point une méthode moins invasive que le frottis. En effet, les scientifiques ont demandé à 104 femmes de se soumettre à une analyse d’urine pour dépister le papillomavirus humain (HPV). Les résultats ont montré que le test urinaire serait aussi fiable qu’un frottis.

Une découverte qui pourrait ainsi permettre de soulager des femmes qui souffrent de vaginisme ou de mutilations génitales. Les patientes qui redoutent le frottis pourraient ainsi se détendre à l’idée de passer cet examen.

En France, le frottis s’effectue dès l’âge de 25 ans, puis deux examens sont effectués à un an d’intervalle. Si les résultats sont normaux, un frottis tous les trois ans est suffisant. Son but est de repérer des cellules anormales au niveau du col de l’utérus avant qu’elles ne deviennent cancéreuses.

3000 nouveaux cas chaque année en France

Aujourd’hui, le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme. Selon les chiffres, il est responsable de 1 100 décès avec quasiment 3 000 nouveaux cas déclarés par an.

Récemment, des chercheurs ont invoqué une élimination de la maladie d’ici 40 ans. Comment ? En pratiquant le dépistage et en vaccinant les adolescentes. Car, aujourd’hui encore, de fausses informations circulent sur le vaccin. D’ailleurs, des gynécologues ont  monter au créneau pour démonter les rumeurs. Non, le vaccin ne provoque pas le cancer. Non, il ne fait pas apparaître des maladies auto-immunes. Mais oui, l’injection peut protéger contre 90% des virus responsables des cancers de la gorge, de l’anus, du vagin ou encore de la vulve. 

 
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