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Cancer du col de l'utérus : vers une élimination de la maladie ?

Publié par le , Mis à jour le 22/02/2019 à 10:37

Et si le cancer du col de l’utérus venait à disparaître ? Selon une étude, cette maladie pourrait être éliminée d’ici 40 ans grâce à deux mesures : la vaccination chez les adolescentes et le dépistage.

Plus que 4 cas pour 100 000 femmes d’ici à 2059

Le cancer du col de l’utérus va-t-il devenir un lointain souvenir ? Selon une étude publiée dans la revue The Lancet Oncology, la maladie pourrait être éradiquée d’ici à quarante ans, dans les pays riches et d’ici à la fin du siècle, dans les autres pays. Grâce à quoi ? La généralisation du dépistage et la vaccination. Si elles étaient mises en œuvre d’ici à 2020, ces deux mesures pourraient faire passer le nombre de cancers du col de l’utérus sous la barre des 4 cas pour 100 000 femmes d’ici à 2059 dans des pays comme la France ou les États-Unis. Un taux franchi d’ici à 2069 pour le Brésil ou la Chine et 2100 pour des pays pauvres comme Haïti ou l’Éthiopie.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs se sont basés sur une hypothèse simple. La vaccination de 80% des jeunes filles de 12 à 15 ans et un dépistage deux fois dans leur vie de 70% des femmes.

Début février, l’OMS a annoncé que 570 000 nouveaux cas du cancer du col de l’utérus ont été diagnostiqués dans le monde. Au total, ce sont 310 000 patientes qui meurent de cette maladie. Des femmes qui sont issues de pays avec des bas ou des revenus moyens.

12ème cancer le plus fréquent en France

En France, le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme. Il est responsable de 1 100 décès et quasiment 3 000 nouvelles patientes sont diagnostiquées chaque année.

Deux vaccins peuvent être prescrits aux patientes. Une vaccination qui est conseillée entre 11 et 14 ans avec un possible rattrapage jusqu’à 19 ans. Selon le site e-cancer, 21% des jeunes françaises ont été vaccinées contre les HPV.  Elles sont 87% au Portugal. Une faible vaccination qui a probablement un lien avec les fake news qui circulent sur Internet. En effet, deux médecins affirment que le vaccin du papillomavirus augmente le nombre de cas. Faux pour les gynécologues qui démontent cette idée.

Concernant le dépistage, il est recommandé que les femmes de 25 à 65 ans réalisent un test. Comme l’explique l’Assurance maladie, un premier frottis est conseillé dès 25 ans. Deux autres sont à réaliser à deux ans d’intervalle. Puis tous les trois ans si les résultats sont normaux.

L’assurance maladie rembourse 70% du prélèvement ainsi que la lecture du frottis. 60% pour le test HPV. Le reste est pris en charge par la complémentaire santé.

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