Assurance santé

Cancer du sein : les dépenses non couvertes sont lourdes

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Santé : le cancer du sein a aussi un coût financier élevé

Frais annexes à la mastectomie, dépassements d’honoraires pour la reconstruction mammaire, « soins de confort » pas pris en charge ou du moins pas assez, ect. : le cancer du sein coûte cher. Focus sur ce que les patientes atteintes de cette maladie doivent dépenser.

ALD ne signifie pas être soignée gratuitement

En France, 59 000 nouveaux cancers du sein sont détéctés chaque année. Selon l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! », 1 femme sur 8 risques de développer ce cancer. Douleurs, lourdeur des traitements, effets secondaires : un fardeau auquel il faut ajouter les nombreuses dépenses financières. Aujourd’hui, les patientes atteintes de cette maladie bénéficient du dispositif des affections de longue durée (ALD). Un dispositif qui permet une prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie. Pourtant, dire que ces femmes sont soignées gratuitement est erronée, bien au contraire rapporte même « Le Mag de la Santé » sur France Télévision.

Les dépenses non couvertes peuvent être lourdes. C’est notamment le cas pour les 20 000 femmes qui chaque année doivent subir une mastectomie. Malgré le fait que l’opération soit prise en charge à 100 %, il existe des frais annexes, des frais non remboursés :

  • Le forfait hospitalier ;
  • Le supplément pour une chambre individuelle ;
  • Les frais de transport ;
  • Les séances de kiné après l’opération ;
  • Les soutiens-gorge adaptés.

Suite à une ablation totale du sein les dépenses à la charge de la patiente peuvent être nombreuses mais surtout coûter cher. En moyenne la facture s’élève à 456 € une fois les remboursements de la Sécurité sociale et de la mutuelle obtenus.

Une reconstruction mammaire coûte en moyenne 1 390 €

Cette facture peut cependant encore grimper puisque les dépenses sont encore plus élevées pour une reconstruction mammaire. Si cette intervention peut être réalisée sans dépassements d’honoraire au sein d’un hôpital public, de nombreuses femmes se dirigent vers une clinique ou vers un chirurgien qui fait du privé. Un phénomène qui s’explique en grande partie par les délais d’attente. Au final, cette opération coûte en moyenne 1 390 €. Un tarif qui prend donc en compte les nombreux dépassements d'honoraires et qui peut être prohibitif. A tel point que 14 % des femmes y renoncent pour des raisons financières.

On serait alors en droit de se demander pourquoi les mutuelles ne remboursent pas plus. Avant 2016, une bonne mutuelle remboursait les dépassements d’honoraires. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. En fait les remboursements sont plafonnés. Le patient doit donc payer la différence. Une exception subsiste. Si le médecin a adhéré à l'option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM), les dépassements sont limités et le patient peut être remboursé par sa mutuelle santé.

Les perruques pas encore suffisamment remboursées  

A ces opérations il faut ajouter les « soins de confort » ainsi que le suivi psychologique. Le suivi psychologique apparaît souvent comme indispensable et si les deux premières séances dans un centre de cancérologie peuvent être remboursées, ce n’est pas le cas de celles en ville. En moyenne les patientes déboursent 605 € pour ce suivi.

Les « soins de confort » alourdissent eux aussi la facture. On évoque ici les crèmes pour soulager la peu suite à la radiothérapie, aux traitements permettant de lutter contre la sécheresse vaginale mais aussi des prothèses capillaires. Alors qu’une perruque coutre entre 400 et 700 €, la Sécu ne rembourse que 125 €. La mutuelle prend quant à elle en charge une somme équivalente. Une prise en charge qui devrait cependant augmenter. En juin dernier, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé que les perruques pourraient bientôt être mieux remboursées pour les personnes atteintes d’un cancer.

 
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