Assurance santé

Cancer du sein : vers le dépistage personnalisé ?

Publié par le , Mis à jour le 01/10/2019 à 16:34

Octobre rose 2019 : sensibiliser au dépistage du cancer du sein

Le premier jour du mois d’octobre coïncide avec le lancement d’Octobre rose, nom donné au mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Pour la 26e année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein, organisée par l'association « Le Cancer du Sein Parlons-en ! », propose de lutter contre le cancer du sein en informant, en dialoguant et en mobilisant.

50 000 nouveaux cas de cancer du sein par an

Ce mardi 1er octobre marque le premier jour d’Octobre rose, nom donné au mois de sensibilisation contre le cancer du sein. Objectif de cette nouvelle édition : encourager les femmes à mettre à profit le dépistage généralisé en vigueur depuis cinq années maintenant.

Pour mémoire, ce dépistage consiste en une mammographie à réaliser tous les deux ans entre 50 et 74 ans.

Tous les ans, en France, on recense 50 000 nouveaux cas de cancer du sein et ce sont 12 000 femmes qui perdent la vie. Or, il apparaît en pratique que seulement 50 % des patientes suivent scrupuleusement le dépistage généralisé du cancer du sein et font réaliser une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans grâce au bon reçu.

A noter qu’entre 10 et 15 % des femmes bénéficient d’un dépistage du cancer du sein hors protocole, c’est-à-dire en utilisant l’ordonnance délivrée par le gynécologue.

Faux positifs, suivi du dépistage et sur-diagnostic

Mis à part le non-suivi du dépistage généralisé, le sur-diagnostic constitue une autre difficulté importante lorsqu’il s’agit de lutter contre le cancer du sein. Ce sont ces tumeurs qui sont des cancers n’évoluant pas mais qui sont traitées malgré tout. Cela représente actuellement 10 à 15 % des cancers du sein. A la clé, pour les patientes, angoisses et traitements inutiles.

Il y a également le cas des faux positifs. Il s’agit de lésions qui semblent être cancéreuses mais la biopsie laisse apparaître qu’elles ne le sont finalement pas. Or, ces faux positifs sont encore trop nombreux aujourd’hui.

Pour remédier aux problèmes évoqués ci-dessus, le dépistage individualisé est souvent évoqué. Comme son nom le laisse entendre, les examens tiendraient compte du risque spécifique à chaque femme. Autrement dit, une femme qui présente un risque élevé de cancer du sein (mauvaise hygiène de vie, antécédents familiaux,…) pourrait débuter la mammographie dès 40 ans. En revanche, une femme qui présente un risque faible pourrait commencer la mammographie à 50 ans et en faire de manière moins fréquente (tous les trois ou quatre ans par exemple).

 
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