Assurance santé

Cannabis : la ministre de la Santé souhaite fermer les coffee shops

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Les coffee shops bientôt fermés en France ?

Interrogée sur les coffee shops au micro de RTL, la ministre de la Santé a affirmé qu’ils fermeraient dans plusieurs mois. Pour Agnès Buzyn, ces établissements surfent sur une « zone grise du droit ».

La ministre souhaite clarifier une situation confuse

Bientôt la fermeture des coffee shops en France. Invitée sur le plateau de RTL dimanche 17 juin, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé que les coffee shops allaient devoir fermer leur porte dans quelques mois. « Il va falloir qu'on revoie la législation et revoir comment on met de l'ordre dans tout cela », a indiqué la ministre. En clair, Agnès Buzyn veut clarifier la situation mais surtout la loi. « Ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit. Le droit dit que le chanvre peut être utilisé à des fins industrielles quand il contient moins de 0,2% de THC (la substance active du cannabis). Il ne parle pas de produits en cigarette mais de la plante. Or ces magasins détournent le droit en disant que leurs cigarettes contiennent moins de 0,2% de THC », argue-t-elle.

Les mentalités sur le cannabis évoluent

Les coffee shops, boutiques vendant des dérivés de cannabis, sont en plein boom actuellement en France. Pour preuve le succès d’une boutique ouverte depuis le 5 juin à Paris. En quelques années les mentalités des Français ont évolué sur le sujet. Selon une récente étude Ifop pour Echo Citoyen et Terra Nova, les Français perçoivent le cannabis comme moins dangereux que le tabac. Pour beaucoup il serait même temps de modifier la loi. La question de l’usage de cannabis à des fins thérapeutiques a également été soulevée dans cette enquête. Selon elle, 82 % des sondés sont favorables au cannabis médical. Sur le sujet, Angès Buzyn a tenu à différencier les deux : « On est contre l'usage de ces substances psychoactives, mais on peut avoir une exception thérapeutique quand il s'agit de soulager des gens pour lesquels nous n'avons pas de médicaments ».

De leur côté, les salariés de coffee shop expriment leur souhaite de suivre la loi. Interrogé par France Info, Joaquim Lousquy, salarié du premier coffee shop de la capitale, explique sa position : « Nous ne sommes pas des bandits, nous ne sommes pas des trafiquants, nous sommes juste des commerçants et on s'adaptera aux lois, quoi qu'il en soit ». Il affirme ainsi que la boutiquera fermera si la justice décide que les produits qui contiennent moins de 0,2% de THC sont illégales. En attendant, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur sa boutique, rapporte France 3. La Brigade des stupéfiants et du proxénétisme est chargée de vérifier que la législation soit bien respectée.

 
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