Assurance santé

Coronavirus : plusieurs acteurs travaillent sur l'application mobile StopCovid

Publié par le , Mis à jour le 27/04/2020 à 17:38
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StopCovid devrait également être disponible sous forme d'objets connectés pour ceux ne possédant pas de smartphone

Le sujet a été ouvert depuis quelques semaines déjà : faut-il mettre en place un système de traçage via application mobile pour lutter contre la propagation du coronavirus COVID-19 ? A priori, la décision a été actée et plusieurs acteurs français travaillent déjà sur l'élaboration d'un tel programme. Parmi eux, on compte notamment Dassault Systèmes, l'Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique) ou encore la CNIL.

Plusieurs acteurs français collaborent pour développer StopCovid

Ce dimanche 26 avril 2020, à un peu plus de deux semaines avant la date de fin de confinement, la liste des acteurs collaborant au développement de l'application StopCovid a été révélée. Des acteurs privés comme publics se pencheront sur ce dispositif mobile : Inria, Dassault Systèmes, Orange, Inserm, Santé Publique France, Capgemini, ANSSI, Lunabee Studio et Withings. Précisons également que cette équipe StopCovid, montée « afin de structurer et renforcer leur contribution au projet gouvernemental de mise en place d’une application mobile de contact tracing (StopCovid) », que tous ces acteurs ne tireront aucun bénéfice pour cette initiative.

Le gouvernement a mis le pilotage opérationnel du projet entre les mains de l'Inria et se base sur cinq fondements essentiels :

  • StopCovid fait partie intégrante de la stratégie globale de gestion de la pandémie de COVID-19 et de son suivi épidémiologique ;
  • les données personnelles et le respect de la vie privée des utilisateurs seront strictement respectés tel que prévu par la loi en France et par le RGPD ;
  • la transparence sur le projet sera totale et passera notamment par la diffusion en open source de travaux menés dans le cadre du projet ;
  • les principes de souveraineté numérique du système de santé publique seront respectés ;
  • StopCovid est seulement temporaire et le programme prendra fin une fois cette étape pandémique dépassée.

Un projet contrôlé par l'État, qui répartit les tâches du développement à la protection des données

Ce cinquième point est d'ailleurs appuyés par la CNIL, qui possède une place importante au sein du projet. De fait, le projet se doit d'être très strict concernant la protection des données des utilisateurs. Le gouvernement a en outre missionné la DINUM (Direction du Numérique) pour contribuer aux travaux. Ainsi, tous ces acteurs disposeront chacun d'une tâche bien précise pour travailler sur un aspect particulier de l'application :

  • Dassault Systèmes gère SecNumCloud, un cloud souverain stockant les données des utilisateurs ;
  • Capgemini prend en charge l'achitecture et le développement back-end de l'application ;
  • Lunabee Studio développe les applications mobiles en elles-mêmes pour les mettre à disposition du grand public (Appstore pour Apple et Playstore pour Android) ;
  • Orange s'occupe de la diffusion de l'application et de l'interopérabilité ;
  • Santé Publique France sera en charge de toute la partie santé, c'est-à-dire la bonne insertion de StopCovid dans le plan global de détection du coronavirus et du suivi des patients ;
  • Withings met au point des objets connectés en lien avec l'application afin de rendre le programme disponible à ceux ne détenant pas de smartphone.

Un système d'application mobile qui a déjà connu un certain succès dans plusieurs pays

Avant la France, d'autres pays avaient déjà mis en place un système de traçage numérique via application mobile. C'était notamment le cas de la Corée du Sud, très vite touchée par la pandémie. Leur application permettait entre autres d'être prévenu lorsqu'un voisin était contaminé et de tracer en temps réel les malades. Parmi les autres pays à avoir mis en place un système de traçage numérique, on retrouve aussi l'Allemagne, la Chine et Singapour.

 
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1 RÉACTION
Gils 04/05/2020 à 07:58
Incroyable ! Je ne comprends pas, on va sur la lune et en france il faut malgré les personnes compétentes et des sociétés en pointe qu'ils famille des semaines pour faire ce logiciel. On crève de manque de réactivité, de mesures de liberté. On préfère écouter ces disant penseurs alors qu'on pourrait sauver des vies, de croiser un contaminé, d'interdire à un contaminé de sortir de chez lui..... Les autres pays le font. La défense des libertés a bon dos

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