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Covid-19 : tout ce qu'il faut savoir à propos du Coronavirus

Publié par le , Mis à jour le 14/04/2020 à 16:40

La France et le Coronavirus

Depuis plusieurs mois déjà, le monde entier parle du nouveau Coronavirus (Covid-19). Depuis peu, il est arrivé en France, créant la panique, et amenant les Français à se poser de nombreuses questions. Assurland fait donc le point sur cette pandémie.

Qu’est-ce que le Covid-19 et comment se protéger ?

Le nouveau Coronavirus, aussi appelé Covid-19

Apparue en Chine fin 2019, le Covid-19 est un virus appartement à la famille des coronavirus. Très répandus, ils peuvent provoquer un simple rhume, ou de graves infections respiratoires comme la pneumonie. Les coronavirus sont également à l’origine d’épidémies mortelles telles que le Sras ou le Mers, et maintenant, le Covid-19.

Les symptômes du virus Covid 19

Les symptômes du nouveau Coronavirus, sont principalement la toux et la fièvre, mais aussi :

  • des courbatures ;
  • des maux de tête ;
  • des essoufflements ;
  • et une sensation d'oppression au niveau de la poitrine.

Et si dans 80 % des cas la maladie n’est pas dangereuse, elle peut provoquer, pour les cas les plus graves, "une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, voire une défaillance multiviscérale pouvant entraîner la mort", selon ce qu’indique le ministère de la Santé.

Que faire en cas de suspicion de contamination ?

Si vous présentez des symptômes et que vous craignez être contaminé, ne vous rendez surtout pas chez votre médecin traitant, ni à l’hôpital. Il est donc recommandé de favoriser la téléconsultation, ou d’appeler le SAMU (15) et de décrire ses symptômes. Les professionnels de la santé sauront vous aiguiller.

Il est également important de garder en tête que de nombreuses personnes sont, et seront, asymptomatiques. C’est-à-dire qu’elles ne présentent aucun symptôme. Cependant, elles restent contagieuses et peuvent tout à fait transmettre le virus. C’est pourquoi il est très important de respecter les mesures prises par le gouvernement pour limiter la propagation du virus ainsi que les risques de contamination.

Des mesures prises par le gouvernement français

Depuis le samedi 14 mars 2020, la France en est au stade 3 du virus. Un stade 3 qui implique la mise en place de nombreuses mesures :

  • mise en place du télétravail ou du chômage partiel ;
  • fermeture des crèches, des écoles, des lycées, et des universités ;
  • fermeture des lieux considérés comme étant non-indispensables à la survie du pays (cinéma, bar, boite de nuit, restaurants, etc.) ;
  • les personnes de plus de 70 ans, et les personnes souffrant de maladies chroniques sont invitées à rester chez elles ;
  • report des opérations à l'hôpital considérées comme non-urgentes ;
  • interdiction de rendre visite à ses proches en EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes).

Le lundi 16 mars 2020, le président de la République, Emmanuel Macron, a pris la parole et annoncé la mise en place de nouvelles mesures plus strictes.

Un essai clinique avec l'hydrochloroquine

Dimanche 22 mars, Olivier Véran, ministre de la Santé, expliquait avoir donné son accord pour que des essais cliniques soient réalisés en utilisant de l'hydrochloroquine afin de lutter contre la pandémie du Covid-19. L'hydrochloroquine est déjà utilisée contre le paludisme et le Docteur Didier Raoult, spécialisé dans les maladies infectieuses, en vante les mérites. Ce sont donc, pour l’instant, 800 personnes en France qui sont concernées par cette étude menée.

Olivier Véran précise que tout est mis en œuvre pour vérifier qu’elle soit efficace. Si c’est le cas, “nous ferons tout pour le donner sans délai aux Français. D’ici à 15 jours, nous devrions avoir des données consolidées. Auquel cas, je ferais une déclaration devant tous les Français”.

Une loi sur l’état d’urgence sanitaire votée au Parlement

Pour lutter contre la propagation du virus Covid-19, le Parlement a voté une loi sur l’état d’urgence sanitaire ce dimanche 22 mars 2020. Que change-t-elle ? Voici une liste non-exhaustive :

  • Des sanctions renforcées pour le non-respect du confinement : jusqu’à 3 700 € d’amende et 6 mois de prison ;
  • Un soutien pour les entreprises : aide financière, autorisation d’imposer de poser une semaine de congés payés à ses salariés, report des paiements des loyers, etc ;
  • Ouverture et prolongation de prestations sociales ;
  • 6 mois supplémentaires autorisés sur le territoire pour les étrangers possédant un titre de séjour en règle ;
  • Libération anticipée de personne en fin de peine ou malade, et non-exécution des courtes peines pour ne pas remplir les prisons.

La France confinée pour éviter la propagation du virus

Que pouvons-nous faire durant le confinement ?

À partir du mardi 17 mars 2020, à midi, le confinement est instauré en France. Cela veut dire que nous n’avons plus le droit de quitter notre domicile, sauf pour quelques exceptions :

  • aller au travail, mais uniquement lorsque l’on ne peut pas bénéficier du télétravail ;
  • aller faire ses courses (les magasins d’alimentation, bureaux de tabac et pharmacies restent ouverts) ;
  • aller chez le médecin, à l'hôpital (sauf si vous pensez être touché par le coronavirus) ;
  • se déplacer pour faire garder ses enfants ou pour aider des personnes vulnérables ;
  • se faire livrer à manger ;
  • sortir son chien ;

Les personnes ne respectant pas le confinement risquent, en plus d’être contaminées ou de contaminer une personne tierce, une amende de 135 €. D'après un décret publié le 28 mars 2020, cette amende peut grimper à 200 euros en cas récidive dans les 15 jours, 450 euros pour l'amende majorée si elle n'est pas payée dans les délais. Une "prune" qui peut monter jusqu'à 3.700 euros et six mois de prison dans le cas de quatre violations dans les trente jours.

Ces sorties nécessitent d’être munis d’une attestation de déplacement, une attestation disponible sur le site du gouvernement. Elle peut également être rédigée à la main sur le même modèle si vous ne pouvez pas l’imprimer. Et depuis ce lundi 6 avril, il est également possible de l’obtenir au format numérique. Pour cela, il suffit de se rendre sur le lien ci-dessus et de cliquer sur “générer”. Il vous sera ensuite demandé de renseigner :

  • votre prénom ;
  • votre nom ;
  • votre date de naissance ;
  • votre lieu de naissance ;
  • votre adresse complète ;
  • le motif de votre sortie ;
  • ainsi que la date et l’heure de cette dernière.

Il ne reste plus qu’à cliquer sur “générer mon attestation”. Elle se présentera sous la forme d’un pdf reprenant l’ensemble des informations communiquées, ainsi qu’un QR code qu’il faudra présenter aux forces de l’ordre en cas de contrôle. Ce système permet d’économiser du papier, mais surtout de faciliter l’accès à l’attestation pour les personnes en situation de handicap.

Quelles sont les interdictions durant le confinement ?

Vous l’aurez compris, il est donc interdit de sortir de chez soi pour :

  • sortir se promener (vous pourriez être porteur sain, il est donc important de ne pas prendre le risque de contaminer d’autres personnes) ;
  • aller chez des amis, de la famille (il est important que chacun reste chez soi pour limiter la propagation du virus) ;
  • et aller au cinéma, au restaurant, etc.

Le gouvernement durcit les règles de confinement

Face à des comportements jugés irresponsables, le Premier ministre a pris la parole lundi 23 mars 2020. Alors que la France entame sa seconde semaine de confinement, Edouard Philippe a décidé de durcir le ton. Sur TF1, il prévient : « Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d’avant, le temps normal, mais il n’est pas pour demain ». 

Désormais, il n’est plus question de faire du sport à des kilomètres de son domicile. Les personnes qui souhaiteraient se dégourdir les jambes devront le faire dans « un rayon de 1km de chez soi ». La durée de cette sortie qui devra s’effectuer seul est aujourd’hui encadrée. Elle ne pourra pas excéder une heure. Sur l’attestation, il faudra noter l’horaire du départ du domicile sous peine de se faire verbaliser. 

Sur le sujet du déplacement pour « raison médicale », le Premier ministre a tenu à clarifier la situation. Les sorties médicales restent autorisées pour les soins programmés ou les urgences. Mais attention, elles ne concernent que les convocations d’un médecin

En parallèle, Edouard Philippe a aussi annoncé la fermeture des marchés ouverts. Seuls exceptions, les marchés des villages qui sont l’unique moyen d’accéder à des produits frais. Ce sera au maire du village de demander une dérogation auprès du préfet.

Bien que cela puisse être très contraignant, il ne faut pas oublier que ces mesures sont prises dans le but de venir à bout de la pandémie en limitant la propagation du virus et en sauvant des vies. Il est donc important de rester chez nous.

“Restez chez vous” : près de 92 000 infractions recensées

Alors que le confinement a été débuté en France le 17 mars à midi, de nombreux Français refusent de se plier aux règles. Ainsi, ce sont environ 1 738 907 contrôles qui ont été effectués par les forces de l’ordre. Et ce sont 91 824 infractions de non-respect du confinement qui ont été enregistrées en seulement 5 jours. Elles représentent 5,28 % des contrôles effectués. Et, rien que ce dimanche 22 mars 2020, ont comptait plus de 22 000 verbalisations sur 375 000 contrôles effectués par les policiers et gendarmes français.

Certaines communes françaises instaurent un couvre-feu

Depuis ce week-end, des communes françaises ont pris une décision complémentaire au confinement : instaurer un couvre-feu. C’est notamment le cas dans des villes du sud du pays, telles que Bézier, Montpellier, Nice ou Menton. Mais c’est également le cas de villes frontalières avec la Belgique (ou qui n’en sont pas loin) comme par exemple Jeumont ou Hautmont.

De manière générale, le couvre-feu est appliqué entre 22h le soir et 5h du matin. Mais cela peut varier d’une ville à une autre puisque ce n‘est en aucun cas une décision prise par le gouvernement. Il ne souhaite d’ailleurs pas le rendre obligatoire à l'échelle nationale.

Vers la fin du déconfinement ? 

Un déconfinement prévu à partir du 11 mai 2020 ? 

Le 13 avril 2020, le Président Macron s’est adressé aux Français. Il s’agissait de sa 4ème allocution en un mois. Durant ce discours d’une trentaine de minutes suivi par près de 37 millions de personnes, Emmanuel Macron a dévoilé la stratégie de son gouvernement. 

Il a indiqué qu’un confinement strict devait être respecté jusqu’au 11 mai 2020. A partir de cette date, le Président a annoncé la réouverture de façon progressive des crèches, écoles, collèges et lycées. Des réouvertures qui ont pour objectif de lutter contre « les inégalités ». Pour l’heure, cette décision qui dépendra des résultats du confinement posent de nombreuses questions chez les enseignants comme chez les parents. Comment respecter les gestes-barrières chez les plus petits ? Comment respecter les distances de sécurité dans des classes de 30 élèves ? Les enfants devront-ils porter des masques ? Quid des enseignants ? Par ailleurs, il a été décidé que les étudiants ne reprendraient pas le chemin des cours. 

Les cafés, bars, restaurants et les hôtels resteront fermés. Sur le sujet des événements culturels, le Président a annoncé qu’il n’y aurait pas de festivals au moins jusqu’à la mi-juillet. Le Hellfest, Solidays ou encore le Festival d’Avignon ont d’ores et déjà été annulés. 

Emmanuel Macron a aussi annoncé que les frontières hors d’Europe resteraient fermées jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement a égalemment annoncé la mise en place d'une aide exceptionnelle pour "les familles les plus modestes".

Au moment du déconfinement, les Français qui retourneront au bureau seront invités à s’équiper d’un masque « grand public ». Une protection qui ne sera pas la même que celle utilisée par les professionnels de santé qui utilisent des FFP2 ou des masques chirurgicaux : « L’Etat, à partir du 11 mai, en lien avec les maires, devra permettre à chacun de se procurer un masque grand public pour les professions les plus exposés et pour certaines situations, comme dans les transports en commun, son usage pourra devenir systématique ». 

Si la majorité des Français devrait pouvoir sortir après le 11 mai, le confinement devra se poursuivre pour les personnes âgées et les personnes fragiles (malades chroniques, personnes en situation de handicap sévère ...). 

En cette periode difficile pour les personnes âgées, Emmanuel Macron a annoncé son inetntion de faciliter les visites pour les personnes en fin de vie y compris dans les Ehpad.

Il y a quelques heures, Christophe Castaner a voulu temporiser en expliquant que le déconfinement le 11 mai prochain « n’était pas une certitude mais un objectif ».

 
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