Covid : une reprise épidémique liée aux variants BA.4 et BA.5

Publié par Quentin Bas Lorant le 22/06/2022 à 11:40 , Mis à jour le 22/06/2022 à 11:59

Guerre en Ukraine, élections présidentielle puis législatives… Autant d’événements qui ont éloigné le Covid-19 de notre quotidien. Il faut dire que la vague massive de décembre/janvier dernier (la cinquième) a abouti à une immunité collective au variant Omicron, et à la levée des restrictions.

Une septième vague ?

Toutefois, un mois seulement après la fin du masque obligatoire, une nouvelle vague semble se profiler : celle des variants BA.4 et BA.5, des dérivés d’Omicron. Plusieurs indicateurs en attestent : 

  • Le nombre de cas testés positifs chaque jour : autour de 45 000. C’est encore bien moins que fin janvier (350 000), mais, au rythme actuel (+50% d’augmentation par semaine) les 100 000 cas pourraient être atteint début juillet.
  • Le taux de positivité (pourcentage de tests positifs sur l’ensemble des tests réalisés) : 24%. Ici, la courbe est fortement ascendante depuis fin mai, et pourraient rejoindre les taux de fin janvier et de début avril (entre 32% et 35%).
  • Le taux de reproduction effectif : actuellement de 1,39, il signifie que l’épidémie se développe. Le R effectif a dépassé 1 au début du mois. Les dernières fois que cela avait été le cas, c’était entre début mars et début avril (sixième vague) et entre mi-décembre et fin janvier (cinquième vague).

De plus, ce regain épidémique se constate aussi chez nos voisins, en particulier aux Pays-Bas, où l’augmentation du nombre de cas sur sept jours (au 19 juin) était de +81% (+84% en France). La levée des gestes barrières et autres restrictions de rassemblement a sans doute à voir avec cette nouvelle vague qui se dessine.

Les vaccins sont-ils efficaces contre ces nouveaux variants ?

Mais elle doit aussi beaucoup à deux nouveaux variants qui semblent résister à l’immunité vaccinale : les BA.4 et BA.5 qui ont émergé en Afrique du Sud. Ils représentent actuellement plus de 60% des contaminations en France et s’accompagnent de symptômes particuliers : les risques de nausées, de vomissements et/ou de diarrhée sont en effet plus élevé que par le passé.

En revanche, au niveau de leur dangerosité, rien n’indique pour l’instant une hausse de la gravité par rapport à Omicron. Le nombre d’hospitalisations liées au Covid, et le pourcentage de personnes en réanimation, sont encore pour l’heure à un niveau qui ne génère pas d’inquiétude, même si le développement des formes graves se constate toujours avec un peu de retard sur l’état de l’épidémie.

Quatrième dose de vaccin : pour qui ?

Ce qui est certain, c’est qu’avec le temps, l’immunité offerte par les vaccins diminue. Fin janvier, il existait encore un fort écart entre le nombre de personnes testées positives chez les populations vaccinées et non-vaccinées : 1 200 sur 100 000 chez les premiers contre 2 600 sur 100 000 les seconds (soit plus de deux fois plus de positifs chez les non-vaccinés).

Or, aujourd’hui, ces deux courbes se rejoignent : le 5 juin, on dénombrait 173 positifs sur 100 000 chez les non-vaccinés, et 143 tests positifs sur 100 000 chez les vaccinés. Pour cette raison, le gouvernement souhaite accélérer la campagne de deuxième rappel du vaccin, soit de la quatrième dose pour ceux ayant reçu un vaccin deux doses plus une dose de rappel.

Pour l’heure, cette vaccination est ouverte : 

  • Depuis le début d'année, aux personnes immunodéprimées, 
  • depuis le 14 mars aux plus de 80 ans et résidents d’Ehpad,
  • depuis le 7 avril aux 60-79 ans.
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