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Assurance santé

Débat autour du danger du vin, un tabou en passe d'être brisé ?

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Le vin est-il dangereux pour notre santé ?

Il y a quelques semaines, la ministre de la Santé avait déclaré que le vin était tout aussi nocif que les autres alcools pour notre santé. Une position qui n’est apparemment pas celle du Président de la République Emmanuel Macron. Mais alors, le vin est-il un alcool comme les autres ?

Agnès Buzyn et Emmanuel Macron en opposition   

Une petite phrase prononcée lors du Salon de l’Agriculture 2018 relance le débat autour du vin. Lors d’une conférence de presse en marge de l’évènement, Emmanuel Macron a déclaré « boire du vin midi et soir ». Le Président de la République a également ajouté qu’il n’y aurait pas « d’amendement pour durcir la loi Evin ». Ces propos viennent s’opposer à ceux prononcé quelques jours plus tôt par la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Sur le plateau du Grand Débat de France 2, la ministre avait déclaré : « L’industrie du vin laisse à croire que le vin est un alcool différent des autres alcools. Or, en termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. Il y a zéro différence. On laisse penser à la population française que le vin serait protecteur, apporterait des bienfaits que [ne conféreraient] pas les autres alcools : c’est faux ».

49 000 décès par an liés à la consommation d’éthanol

Les propos d’Emmanuel Macron et ceux d’Agnès Buzyn ont de fait relancé le débat sur l’impact que peut avoir la consommation de vin pour notre santé. Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, 3 scientifiques ont tenu à rappeler la dangerosité de cet alcool. Ils indiquent dans un premier temps que le vin contient de l’éthanol, au même titre que la bière. En France, les conséquences liées à la consommation d’éthanol sont désastreuses : 49 000 décès par an dont 15 000 par cancer. Mais qu’en est-il des propos de la ministre de la Santé ? Le site France Info rappelle que l’Inserm indiquait au début des années 2000 que « dans la littérature scientifique, « aucun type de boisson ne semble supérieur aux autres » quant à un lien entre consommation modérée d'alcool et risque apparemment diminué de diverses pathologies cardiovasculaires ».

Boire du vin est cancérigène et n’atténue pas les risques cardiovasculaires

Outre cet argument, le nutritionniste Boris Hansel évoque des facteurs sociaux économiques pour démontrer qu’il n’est pas bénéfique de boire du vin. Si les buveurs modérés consomment plus de fruits et légumes et font d’avantages d’activités physiques que les abstinents, c’est en raison de leur niveau social. Les buveurs modérés auraient ainsi un niveau social supérieur aux abstinents. Concernant l’argument développant l’idée que boire du vin permettrait d’éviter des maladies cardiovasculaires, des chercheurs australiens et nord-américains expliquent que les abstinents le sont devenus suite à plusieurs années d’excès et aux développements de maladies. La consommation d’alcool, même modéré, est également associée à l’augmentation du risque de cancers. Pour les chercheurs, le vin ne fait pas exception.

Dans la tribune écrite au « Monde », les 3 chercheurs expliquent que les polyphénols et le resvératrol sont à l’origine des bienfaits prêtés au vin. On les retrouve dans le jus de raisin également et ce, sans les risques de l’éthanol. Malgré ces arguments, le débat risque de ne jamais être clos.

 

 
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