Assurance santé

Des actes médicaux bientôt réalisés par les pharmaciens

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Des actes médicaux bientôt réalisés par les pharmaciens

Lundi soir, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, se faisait remettre un rapport destiné à faciliter l'accès aux soins. Parmi les différentes propositions, l’une prévoit d’autoriser les pharmaciens à réaliser certains actes médicaux.

La France va manquer de médecins généralistes « jusqu’en 2025 au moins »

Pourra-t-on bientôt se faire soigner en pharmacie ? Si certains se rendent déjà dans leur pharmacie habituelle pour obtenir quelques conseils, cette pratique pourrait bientôt se généraliser à tous les Français. Lundi 16 octobre, un rapport sur l'accès aux soins a été remis à Agnès Buzyn, ministre de la Santé. Un rapport de 70 pages comportant une quarantaine de propositions pour faciliter l’accès aux soins dans l’Hexagone. Parmi ces différentes propositions, l’une prévoit d’autoriser les pharmaciens à réaliser certains actes médicaux. En déléguant aux pharmaciens certaines tâches médicales, le gouvernement compte bien compenser la désertification médicale du territoire. Le rapport met notamment en avant que la France va manquer de médecins généralistes « jusqu’en 2025 au moins ».

Aller plus loin que la possibilité de vacciner

Cette proposition vient s’ajouter à celle qui prévoit de de généraliser la possibilité de vacciner contre la grippe. Une mesure qui est elle déjà prévue dans le PLFSS 2019 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2019).  « Nous pensons qu'il faut maintenant aller plus loin. Par exemple, définir un panier de soins de base pour lesquels le pharmacien pourrait fournir les premiers traitements », indique au journal Le Parisien Thomas Mesnier, l'un des auteurs du rapport. Les pharmaciens pourraient agir dans des cas bien précis. « On pourrait y mettre le mal de gorge, qui pousse certains patients à aller inutilement aux urgences, les infections urinaires débutantes, les allergies saisonnières pour lesquelles le patient prend chaque année le même médicament », explique ainsi Thomas Mesnier.

Pour que cette mesure puisse être acceptée et appliquée, le rapport préconise de rapprocher les différents professionnels de santé. Deux propositions ont donc été faites : établir « un protocole avec les médecins du territoire » ainsi qu’organiser dès l’université « quelques cours communs aux médecins, pharmaciens, infirmiers ».

 
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