Assurance santé

Des e-liquides aromatisés pour cigarettes électroniques seraient nocifs

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Certains parfums ralentiraient davantage la croissance des cellules

La hausse des prix du tabac et la multiplication des campagnes de prévention sur les effets nocifs de la cigarette conduisent les Français à se tourner vers la cigarette électronique. Si les débats sur ses dangers potentiels existent, des chercheurs se sont eux intéressés exclusivement aux arômes des e-liquides. Assurland fait le point sur leurs résultats.

7 700 e-liquides aromatisés ont été testés

Elle a séduit 3 millions de Français mais reste un objet un peu obscur. Cette fois ce n’est pas la cigarette électronique en elle-même qui fait débat, mais les arômes des e-liquides sur la santé. Des scientifiques de la UNC School of Medicine, aux États-Unis, ont ainsi analysé différents parfums. Selon eux, certains arômes seraient plus toxiques que d’autres. Concrètement, des parfums ralentiraient davantage la croissance des cellules.

Pour réaliser cette étude, qui a été publiée dans la revue PLoS Biology, les chercheurs ont comparé 7 700 e-liquides aromatisés. Après avoir mis en contact des e-liquides avec des cellules humaines, ces scientifiques ont observé les réactions afin d’établir un classement des liquides. Ce dernier a été réalisé en fonction de l’impact des arômes sur la croissance des cellules humaines.

Les arômes de vanille et de cannelle seraient plus nocifs

Publiés en ligne, leurs résultats devraient permettre aux vapoteurs de choisir les e-liquides les moins nocifs. Pour les aider à faire leur choix, les auteurs ont classé les e-liquides dans un tableau interactif qui permet de visualiser les arômes ainsi que les noms des fabricants. On peut vous dire de suite que les arômes de vanille (vanilline) et de cannelle (cinnamaldéhyde) apparaissent comme les plus dangereux.

Cette étude vient s’ajouter à celles révélant que le vapotage pourrait accroître le risque de cancer et de maladies cardiaques. Si la Haute autorité de santé (HAS) considère aujourd’hui la cigarette électronique comme moins dangereuse que le tabac, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ne souhaite pas encourager le vapotage. Cette dernière estime que les études scientifiques sur le sujet n’ont pas été assez nombreuses.

 
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