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Des maires s'inquiètent de la consommation de gaz hilarant

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La consommation de gaz hilarant inquiète les maires

Ce protoxyde d'azote, également appelé gaz hilarant, est de plus en plus consommé par les jeunes. Une pratique qui inquiète de nombreux maires de l’Hexagone. A Aulnay-sous-Bois, le maire a interdit aux commerces de vendre ce gaz hilarant aux mineurs.

Maux de tête, troubles cardiaques, vertiges et paralysies

Des capsules de protoxyde d'azote régulièrement retrouvées sur les sols. Depuis plusieurs semaines, des élus s’inquiètent de la consommation d’une nouvelle drogue, le gaz hilarant. Ce protoxyde d'azote, habituellement utilisé pour les siphons à crème chantilly ou pour des anesthésies, est de plus en plus utilisé par des jeunes à des fins récréatives. Ces derniers inhalent le gaz avec l'aide d'un ballon de baudruche dans le but d’avoir des crises de fous-rire incontrôlables.

« Le problème, c'est que, pour eux, ce n'est pas dangereux. Malgré les risques pour la santé, les conséquences sur le cerveau, les pertes de connaissances etc, ils pensent qu'il n'y a pas d'effets secondaires car le risque n'est pas palpable », explique à BFM-TV Faridh Ghassouli, président de l'association « Aulnay saule ». La substance peut en effet entraîner des maux de tête, troubles cardiaques, vertiges et paralysies.

Une proposition de loi déposée au Parlement

Si cette pratique se répand, c’est parce qu’il est relativement facile de se procurer du protoxyde d'azote. Contrairement aux drogues illicites, ce gaz est disponible en libre-service. Un accès que les parlementaires veulent limiter. A l’Assemblée, plusieurs élus ont déposé une proposition de loi visant à faire de la vente de ce gaz aux mineurs un délit à part entière. A Aulnay-sous-Bois, le maire a pris les devants en lançant un arrêt municipal pour interdire la vente aux mineurs dans les commerces. Pour faire comprendre sa décision, mais surtout la dangerosité d’une telle pratique, la municipalité a également lancé une importante campagne d'affichage. « On a accroché des affiches informatives dans les centres sociaux. Nous discutons en ce moment avec les bailleurs pour en accrocher dans les halls d'immeubles », indique à BFM-TV Séverine Maroun, première adjointe à la mairie.

 
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