Assurance santé

Désert médical : création de 4 000 postes d'assistants médicaux

Publié par le , Mis à jour le 17/06/2019 à 15:24

8 millions de Français ne peuvent pas consulter un médecin plus de deux fois par an.

Le syndicat des médecins libéraux (SML) ainsi que l’Assurance maladie viennent de se mettre d’accord sur deux dispositifs censés lutter contre les déserts médicaux. Des assistants médicaux devraient notamment épauler les médecins.

Lutter contre les déserts médicaux

Après un week-end à débattre, la Confédération de syndicats médicaux français (CSMF) a décidé de signer deux dispositifs  avec l’Assurance maladie pour permettre la création « des assistants médicaux ». Adopté à 76%, le premier texte qui devrait être « signé la semaine prochaine » et « entrera en vigueur dès cet été, progressivement sur tout le territoire » selon Agnès Buzyn permettra de créer 4 000 postes d’assistants médicaux afin de lutter contre les déserts médicaux

Mi-secrétaires, mi-aides-soignants, les assistants médicaux seront subventionnés par la Sécurité Sociale et permettront de décharger les médecins de certaines tâches. Des médecins qui pourront ainsi suivre plus de patients : « Les Français trouveront plus facilement un médecin traitant, et ils auront accès plus rapidement à un médecin spécialiste. Voilà l’enjeu » explique Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF au site de Franceinfo.

Aujourd’hui, on estime que 8 millions de Français ne peuvent pas consulter un médecin plus de deux fois par an. À titre d'exemple, 4,4% de la population vit à plus de 45 minutes d’un cabinet pédiatre, d’ophtalmologie ou encore de gynécologie. Selon le ministère de la Santé, plus de 11.300 communes sont dépourvus d’un médecin généraliste.

Faciliter le parcours de soins du patient

Le second dispositif qui sera aussi financé par l’Assurance maladie doit faciliter le parcours de soins du patient. En clair, il devra obtenir un rendez-vous avec un médecin traitant et décrocher plus facilement une consultation sans rendez-vous. Pour atteindre ces objectifs, les professionnels de santé sont invités à travailler autour de projets communs dans le cadre de communautés professionnelles territoriales de santé (CPST). Des projets qui pourront être financés entre 185 000 et 380 000 euros par la Sécurité Sociale.

 
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