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Déserts médicaux : la France a perdu près de 6 500 médecins depuis 2010

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La pénurie de médecins généralistes s'accroît en France

Malgré un plan de lutte contre la désertification médicale, la pénurie de généralistes s’accentue. En huit ans, la France a perdu près de 6 500 médecins. Selon le Conseil national de l'Ordre, cette érosion devrait se poursuivre jusqu'en 2025 au moins.

6 000 généralistes et spécialistes en moins d’ici 2025

Campagnes et grandes villes, tous touchés par la désertification médicale. Depuis 2010, la France a perdu 6 500 médecins, soit en seulement huit années. Contrairement aux estimations de 2012-2014, qui annonçaient une reprise pour 2020, la pénurie de généraliste ne cesse de s’accentuer. Les calculs du Conseil national de l'Ordre misent d’ailleurs sur une prolongation de cette érosion jusqu'en 2025 au moins. D’ici là, l’Hexagone aura perdu 6 000 généralistes et spécialistes supplémentaires.

Selon Sophie Augros, généraliste auteure d'un rapport sur l'accès aux soins, cela s’explique notamment par le fait que les départs à la retraite ne soient pas compensés : « Beaucoup moins de jeunes médecins formés ces dernières années [...] donc moins de professionnels qui arrivent sur le terrain ». Un constat fait alors même que le numerus clausus ait été augmenté. Pour les spécialistes, cet effort n’a pas compensé les quelques bouleversements de l’environnement médical : préférence pour l'activité salariée avec un temps de travail moindre, choix porté sur les spécialités les moins contraignantes, etc.

Les maires de communes rurales interpellent Edouard Philippe

Depuis deux ans maintenant, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a lancé plusieurs mesures afin de limiter cette progression de la désertification médicale : fin du numerus clausus, la téléconsultation, création de postes d'assistants médicaux, etc. Pour les maires des communes rurales, il y a un besoin urgent de faire plus. Réunis ce week-end à Eppe-Sauvage (Nord), les élus demandent à Édouard Philippe un plan d’action. Parmi les points évoqués, les maires souhaitent un assouplissement du remboursement des téléconsultations ou l’instauration d’une contrainte à l'installation des jeunes praticiens.

 
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