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Deux nouveaux traitements contre le virus Ebola efficaces à 90 %

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Virus Ebola : deux traitements efficaces à 90 % dévoilés

Intitulés REGN-EB3 et mAb114, ces deux traitements ont augmenté le taux de survie des patients. Les chercheurs évoquent une efficacité à 90 %. Une avancée qui devrait sauver « sans aucun doute des vies », selon Jeremy Farrar, directeur de la fondation britannique Wellcome Trust.

Le REGN-EB3 a permis de diminuer la mortalité à 29 %

Une avancée significative contre le virus Ebola. Les autorités sanitaires américaines ont annoncé, lundi 12 août, avoir mis au point deux médicaments contre le virus Ebola efficaces à 90 %. Dans le cadre d'un essai clinique mené en République démocratique du Congo, ces deux traitements, REGN-EB3 et mAb114, ont permis d’augmenter le taux de survie des patients. « Ils sont les premiers médicaments qui, dans le cadre d'une étude scientifique solide, ont clairement montré une diminution significative de la mortalité chez les personnes atteintes du virus Ebola », a indiqué à l’AFP Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses et des allergies.

Ces deux anticorps monoclonaux permettent de neutraliser la capacité du virus à affecter d'autres cellules. Testés sur 500 personnes, le REGN-EB3 a permis de diminuer la mortalité à 29 % et le mAb114 à 34 %. Si les personnes sont traitées dans les premiers jours suivants l’infection, le taux de mortalité baisse respectivement à 6 % et 11 %. A titre de comparaison, le taux de mortalité pour les personnes ne prenant aucun traitement est compris entre 60 et 67 %.

Le Zmapp et le Remdesivir également testés

Dans le cadre de cette étude, deux autres traitements ont également été testés, le Zmapp et le Remdesivir. Les patients qui les recevaient pourront faire le choix de changer afin de prendre les plus efficaces REGN-EB3 et mAb114. Pour le Zmapp et le Remdesivir, les taux de mortalité sont respectivement de 49 % et 53 %. Les autorités américaines ont également annoncé que l'analyse définitive des données récoltées serait réalisée début octobre. La publication des résultats complets suivra par la suite.

Pour Jeremy Farrar, directeur de la fondation britannique Wellcome Trust, cette avancée devrait sauver « sans aucun doute des vies ». Ce dernier insiste néanmoins sur l’importance de la prévention, et notamment de la vaccination : « La meilleure façon d’arrêter l’épidémie, c’est avec un bon vaccin, de faire de bonnes recherches de contacts potentiels, l’isolement, et en fin de compte, le traitement ».

 
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