Assurance santé

Diabète : les gens plus petits auraient plus de risque

Publié par le , Mis à jour le 16/09/2019 à 12:07

Le diabète de type 2 se déclare après l'âge de 20 ans

Une étude allemande fait un lien entre la taille et le développement du diabète de type 2. Les personnes plus petites auraient plus de risque de développer cette maladie.  

Un lien entre la taille et le poids

Les gens plus petits auraient-ils plus de risque de développer un diabète ? Apparemment oui. Selon une étude allemande, la taille peut être un facteur à risque. Dans l’article paru dans la revue de l’Association européenne pour l’étude du diabète  « Diabetologia », les scientifiques révèlent que les gens petits auraient une prédisposition à contracter un diabète de type 2, la forme la plus courante. Un diabète qui, rappelons-le, survient généralement après 20 ans mais qui peut aussi apparaître dès l’adolescence.

L’étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 3 000 Allemands âgés de 35 à 65 ans. Les auteurs ont constaté que les personnes qui avaient des mensurations supérieures de 10 cm à la moyenne du groupe avaient 41% de risque en moins pour les hommes et 33% pour les femmes de développer un diabète. Un taux qui grimpe à 86% et 67% lorsque les chiffres prennent en compte le rapport entre la taille et le poids. Conclusion, un sujet « grand » avec un « poids normal »  aura moins de risque d’être touché par le diabète.  

Les personnes grandes ont une meilleure sensibilité à l’insuline

Les chercheurs avancent plusieurs théories dont une « association inverse qui pourrait être en partie due à un niveau moindre de graisse dans le foie et à un profil cardio-métabolique plus favorable ». Un profil qui désigne plusieurs paramètres comme le tour de taille, les taux de sucre ou encore la pression artérielle. Les personnes plus petites auraient plus de gras dans le foie et un profil cardio-métabolique particulier.

De précédentes études avaient déjà mis en évidence que les personnes grandes avaient une meilleure sensibilité à l’insuline. C’est cette hormone qui permet de réguler le taux de sucre dans le sang.

Les chercheurs ont tenu à rappeler qu’il s’agit d’une étude observationnelle qui met en évidence un phénomène statistique et ne démontre pas un lien de cause à effet.

 
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