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Assurance santé

Disparité des frais dans les hôpitaux publics

Publié par le , Mis à jour le 02/06/2014 à 15:13

Pour une même prestation, la facture n’est pas identique dans tous les hôpitaux français, révèle une étude publiée par 60 millions de consommateurs. Cette enquête dénonce ces pratiques erratiques qui concernent les tarifs hospitaliers. De 360 euros à 2 230 euros par jour, les écarts de tarifs sont jugés inadmissibles et incompréhensibles. Résultat, ce sont les patients et les complémentaires santé qui paient l’addition.

Tarif journalier de prestation dérisoire

En 2012, le prix d’une journée d’hospitalisation était de 358,83 euros par jour au centre hospitalier de Nogent-le-Rotroun contre 2 230 euros à Lunéville. Un tarif 7 fois plus important d’un établissement hospitalier à l’autre. Rappelons que les établissements publics fixent eux-mêmes les tarifs.

Dans une enquête publiée le 22 mai, l’Observatoire des restes à charges en santé met cette pratique sous les projecteurs. En effet, le Collectif Inter-associatif de la santé (Ciss) avait toujours désigné les dépassements d’honoraires comme responsables des factures de milliers d’euros à payer par les patients.

Or, après enquête, il s’est avéré que le tarif journalier de prestation que chaque patient doit payer de sa poche est le principal responsable de ces tarifs imprévisibles.

En effet, le fonctionnement de cette participation n’est pas toujours très évident car le patient qui bénéficie du secours d’une bonne mutuelle santé, ne prête pas grande attention au Tarif Journalier de Prestation (TJP).

Un écart de tarif inadmissible

En général, le reste à charge moyen pour un séjour hospitalier est de 511 euros sans le secours de la complémentaire santé. Il s’élève en moyenne à 26 euros après l’intervention de la complémentaire santé explique l’Observatoire citoyen des restes à charges.

Mais, en pratique, on observe que dans 24 % des cas, la facture dépasse largement les 511 euros prévus. Elle peut même aller au-delà de 1 300 euros pour 11 % des séjours voire grimper jusqu’à 5 190 euros.

Pour y remédier, le ministère exige que le TJP baisse d’au moins 5 % en 2014 pour les cas de dérives constatés.

 
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