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Drogues : hausse de la consommation de cocaïne et de gaz hilarant

Publié par le , Mis à jour le 21/12/2018 à 11:09

Le trafic de drogue a atteint un niveau inédit en France

La consommation de cocaïne et de gaz hilarant augmente de façon inquiétante. C’est ce que rapporte une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). D’ailleurs, le trafic de cocaïne a explosé dans le pays.

Un trafic de cocaïne qui explose en France  

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) alerte sur la consommation en hausse de cocaïne et des gaz hilarants en France. L’étude de l’OFDT menée dans huit grandes villes du pays (Paris, Marseille, Lyon ou encore Lille …) révèle une « diffusion très importante » de la cocaïne. Le rapport pointe la qualité de cette drogue dont le taux de pureté est très élevé : « 59% en moyenne dans les saisies de moins de 10 grammes » soit plus du double qu’en 2011. Une qualité qui serait susceptible d’inciter les clients à une consommation plus régulière et à terme à une dépendance. Selon le baromètre santé 2017 de Santé publique France, le nombre de consommateurs de cocaïne est passée de 1,1% à 1,6% chez les adultes de 18 à 64 ans entre 2014 et 2017.

Par ailleurs, le communiqué révèle que la cocaïne est de plus en plus fumable entrainant des effets beaucoup plus brefs et plus intenses. Une tendance observée à Paris et en Seine-Saint-Denis ou le marché ne touche  « pas exclusivement des consommateurs précaires ».

Le trafic de cocaïne a atteint un niveau inédit en France. Rien qu’en 2017, 17 tonnes ont été saisies soit deux fois plus que l’année précédente. En cause : la production de cocaïne en Amérique du sud qui a augmenté ces cinq dernières années. Selon les chiffres de l'INSEE, la cocaïne rapporterait près d'un milliard d'euros.

Gaz hilarant dans les milieux festifs

La popularité du protoxyde d’azote ou gaz hilarant est également pointée du doigt. Un produit extrait de bonbonnes industrielles qui est conditionné dans des ballons vendus 1 à 2 euros l’unité. Il est essentiellement consommé par des jeunes dans certains espaces festifs comme à Bordeaux, Lyon, Paris et Lille. Un gaz hilarant présent dans des soirées étudiantes et qui touche un public divers allant du lycéen à la personne précaire.

 
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