Du dioxyde de titane retrouvé dans 800 médicaments

Publié par Théophile Robert le 23/12/2021 à 17:18 , Mis à jour le 06/09/2022 à 14:06

Le dioxyde de titane, un colorant blanc (E171) est réputé cancérogène et interdit dans l'alimentation. Pourtant, son utilisation est très répandue dans la fabrication de médicaments, d'après une enquête du magazine Kali.

On retrouve du dioxyde de titane dans 800 médicaments, selon le magazine Kali

« 800 médicaments contiennent du dioxyde de titane », relève le magazine Kali suite à une enquête dédiée aux nanoparticules novices pour la santé mais omniprésentes dans notre quotidien. De surcroît, les 800 médicaments concernés sont très répandus et prescrits. Pour beaucoup, ils sont connus de tous : Doliprane, Advil, Spasfon, Imodium et bien d'autres.

Mais pourquoi utiliser une telle substance dans la fabrication des médicaments ? La raison est purement esthétique : le dioxyde de titane permet de rendre les médicaments plus blancs et plus brillants. « Aujourd'hui il y a une réticence des fabricants de médicaments, des laboratoires, à modifier ces compositions en expliquant que les patients préfèrent avoir des médicaments plus blancs », explique à franceinfo Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef de Kali.

Le dioxyde de titane, une substance cancérogène

Problème : le dioxyde de titane serait cancérogène. L'Autorité européenne de sécurité des aliments avait en tout cas alerté en ce sens : cette substance a été prouvée cancérogène lorsqu'elle est inhalée et le serait probablement quand elle est ingérée. Ainsi, il avait été décidé qu'elle ne pouvait plus être utilisée en tant d'additif alimentaire. En France, la commercialisation de denrées alimentaires contenant le colorant E171 avait donc été interdite le 1er janvier 2020, conformément aux recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES).

Le dioxyde de titane représente également un risque que ses particules s'accumulent dans l'organisme, ayant des conséquences néfastes pour l'ADN des cellules. Sous forme de nanoparticules (inférieures à 100 nanomètres, sa pénétration dans l'organisme est facilitée), il est aussi soupçonné d'être mauvais pour le système immunitaire.

Le magazine Kali demande l'éviction de cette substance des médicaments et de l'alimentaire

Ainsi, le magazine Kali demande pour l'alimentation et les médicaments « des changements réglementaires concernant les nanoparticules ». « Ce sont des substances extrêmement petites qui peuvent se loger au cœur des cellules et probablement les modifier. [...] Elles sont très nombreuses et nous demandons le retrait de certaines d'entre-elles, les plus dangereuses et certaines où les études convergent en expliquant qu'il y a probablement des risques sanitaires. »

Une pétition en ligne ainsi qu'une demande de changement réglementaire seront envoyées au ministère de la Santé et au ministère de la Transition écologique, a affirmé la rédactrice en chef de Kali. Affaire à suivre.

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