Assurance santé

Edouard Philippe s'exprime sur la fin du confinement en France

Publié par le , Mis à jour le 14/04/2020 à 14:20

Déconfinement en France

En France, une seule question traverse l’ensemble des esprits : quand pourrons-nous sortir de chez nous ? Quand est-ce que le confinement prendra fin ? Si cette question n’a pas encore de réponse exacte, des premières hypothèses ont été communiquées par le Premier ministre, Edouard Philippe. Assurland fait le point.

Quand pouvons-nous espérer une fin pour le confinement ?

Actuellement prévue pour le 15 avril 2020, la fin de confinement risque de se mettre en place un peu plus tard. En effet, tant que le pic de l’épidémie du nouveau Coronavirus en France ne sera pas passé, et tant que les hôpitaux ne se videront pas, surtout en service de réanimation, il est très difficile d’envisager pouvoir mettre fin au confinement. Le risque serait de ne jamais pouvoir mettre fin à la pandémie en agissant autrement. Le Conseil scientifique estime donc que les objectifs ne seront certainement pas atteints avant, au moins, la fin du mois d’avril, au plus tôt.

Si on regarde les autres pays touchés par le Covid-19, l’Italie n’a pas encore commencé à mettre en place de déconfinement, même si les Italiens ont été invités à rester chez eux une semaine plus tôt qu’en France. En Chine, pays de départ de la pandémie, des tests ont été effectués. Des bars et restaurants ont réouvert, les habitants ont été autorisés à sortir. Mais cela n’aura pas duré puisque de nouveaux cas se sont déclarés. Ce sont donc plus de 600 000 Chinois qui doivent, de nouveau, être confinés après avoir déjà passé 2 mois enfermés.

Retour à la “vraie vie” : comment est-ce que ça va se passer ?

Une continuité des gestes barrières durant quelques mois

Bien que nombreuses soient les personnes qui rêvent de faire une fête afin de célébrer la fin du confinement, cela pourra sûrement ne pas arriver. Du moins, pas immédiatement. En effet, la vie reprendra pas à pas, les choses se feront les unes après les autres. On ne pourra pas s’entendre dire que, ça y est, le confinement est terminé, et reprendre nos vies comme si de rien était.

Même une fois les écoles, entreprises et commerces de nouveau ouverts, il sera très important de continuer d’appliquer les gestes barrières. C’est-à-dire de ne pas se serrer la main, ne pas se faire la bise, respecter une distance de sécurité entre chaque personne, et continuer à bien se laver les mains très régulièrement. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, annonçait que cela devrait durer durant au moins quelques mois. De plus, les grands rassemblements ne seront pas immédiatement autorisés de nouveau. Si on en croit les Britanniques, il faudra compter environ 6 mois, si ce n’est plus, pour un véritable “retour à la normal” une fois la fin du confinement annoncée. Enfin, il n’est pas impossible que le télétravail et la fermeture des écoles restent en vigueur jusqu’à septembre selon l'épidémiologiste Neil Ferguson.

La mise en place d’un système de dépistage massif

L’idée ? S’inspirer du système mis en place en Corée du Sud pour lutter contre le nouveau Coronavirus. Cela voudrait donc dire de réaliser massivement des tests de dépistage. En effet, c’est la stratégie pour laquelle les Coréens ont opté, une stratégie payante. On isolant les personnes positives aux tests, ils ont pu contenir l’épidémie. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a donc déclaré vouloir que 50 000 tests soient effectués par jour d'ici la fin du mois d’avril, et il voudrait pouvoir atteindre un total de plus de 100 000 tests par jour en juin.

Cependant, cela ne sera pas suffisant pour dépister l'ensemble de la population française. L'objectif est donc seulement d'être pouvoir en arriver à tester toutes les personnes présentant des symptôme. La fin du confinement repose d’ailleurs sur le bon fonctionnement de ces tests sans lesquels il serait trop dangereux de laisser les gens sortir les exposant ainsi au virus et permettant à ce dernier de se propager davantage.

Des tests sanguins pour détecter des Français immunisés

Il est très important de savoir quelles sont les personnes contaminées, mais il est tout aussi important de savoir quelles sont celles immunisées. En effet, Olivier Véran déclarait que “le pourcentage de Français immunisés sera un indicateur extrêmement précieux pour savoir comment piloter les politiques sanitaires contre le virus, une fois le confinement levé”. De plus, les tests réalisés pour détecter ces personnes sont des tests de sérologies qui pourront être pratiqués de manière infinie. Cela permettra, entre autres, de découvrir s’il est réellement possible d'être immunisé à la maladie, et si cette immunité dure dans le temps ou n’est que temporaire.

Qui pourra bénéficier de la fin du confinement ?

Bien qu’il soit encore trop tôt pour se prononcer, il a été évoqué que la levée du confinement pourrait se faire "territoire par territoire". En effet, il semblerait que le virus suive un axe Nord-Est et Sud-Ouest. Cela signifie donc que, quand la vague sera passée dans les premières régions, elle fera seulement son arrivée dans les dernières. Edouard Philippe a donc déclaré que le gouvernement réfléchit à “l'opportunité et la faisabilité d'un déconfinement qui serait régionalisé, ou sujet à une politique de tests, ou en fonction, qui sait, de classes d'âge”.

Un retour de la pandémie à prévoir à l’avenir ?

Il n’est pas impossible que, sans traitement ou vaccin, la fin du confinement puisse entraîner une seconde vague de contamination. Si on en croit l'épidémiologiste Antoine Flahault, "il faudrait entre 50 et 66 % de personnes infectées puis immunisées pour éteindre la pandémie”. Actuellement en France, nous sommes encore loin d’atteindre ce pourcentage. En effet, seulement 3 % des Français auraient été infectés. Un chiffre qui explosera sûrement si des tests massifs sont effectués révélant ainsi de nombreuses personnes asymptomatiques.

 
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