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En Espagne, une erreur de médicament transforme les enfants en « loups-garous »

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Suite à une erreur, 17 enfants ont présenté les symptômes du "syndrome du loup-garou"

En voilà une histoire pour le moins insolite digne de « Tintin au Pays de L'Or Noir » où les détectives Dupont et Dupond voient leur pilosité pousser de manière incontrôlable après avoir ingéré par mégarde du « N 14 » ! En Espagne, en raison d’un problème d’étiquetage, un médicament contre la chute des cheveux a été donné à des enfants qui ont vu des poils pousser sur tout le corps à la manière du « syndrome du loup-garou ».

Du minoxidil dans des médicaments pour enfants

Dès juin 2019, des parents ont tiré la sonnette d’alarme : leurs enfants, parfois des bébés, présentaient une pilosité anormalement développée après la prise d’un médicament pourtant présenté et vendu comme étant de l’oméprazole, substance médicamenteuse active de la famille des inhibiteurs de la pompe à protons qui réduit la sécrétion acide de l'estomac et permet donc de lutter contre les reflux gastriques.

Il est en fait apparu que ces cas d'hypertrichose, symptôme d'un dérèglement hormonal se manifestant par une pilosité envahissante sur tout ou partie du corps également appelé « syndrome du loup-garou », étaient dû à la présence de minoxidil dans les médicaments prescrits et ingérés par les enfants…

17 cas de « syndrome du loup-garou » recensés

Le minoxidil possède différentes applications médicales et il peut notamment être utilisé pour lutter contre la chute des cheveux dans le cadre d’une application locale. Mais, comment cette substance a-t-elle pu se retrouver dans des médicaments pour enfants.

Ministre de la Santé espagnole, Maria Luisa Carcedo a révélé que ce médicament avait été « introduit dans un emballage marqué oméprazole », et ce, par la suite d’une erreur humaine. Mis en cause, le laboratoire FarmaQuimica Sur de Malaga, où l’erreur d’étiquetage s’est produite pour une raison encore inconnue, a été fermé.

Fort heureusement, selon le ministère, les symptômes disparaîtront de manière progressive une fois que les enfants auront cessé de prendre le médicament incriminé. Au total, ce sont 17 cas de « syndrome du loup-garou » qui ont été portés à la connaissance des pouvoirs publics.

 
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