Assurance santé

Endométriose : ce médicament multiplie le risque de tumeur

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500 femmes ont dû subir une opération entre 2007 et 2015

L'Androcur, un traitement hormonal prescrit à des milliers de femmes en France serait à l'origine de tumeur au cerveau. L’ANSM tire la sonnette d’alarme.

L’Androcur prescrit contre l’endométriose, l’acné et la pilosité excessive

Va-t-on vers un nouveau scandale sanitaire ? Une étude réalisée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et par l’Assurance maladie vient de mettre en lumière des risques de tumeurs pour des milliers de femmes. L’Androcur est principalement prescrit aux femmes pour les aider à lutter contre l’endométriose, l’acné ou encore une pilosité excessive. Un médicament également prescrit chez les hommes dans le traitement de certains cancers de la prostate ou pour diminuer les hormones. Selon le rapport de l’ANSM, ce traitement hormonal augmenterait jusqu’à 20 fois les risques de développer une tumeur au cerveau. Une tumeur bénigne dans la plupart des cas. Ce grave effet indésirable était déjà connu par le laboratoire Bayer qui avait alerté les patientes de ce risque dans la notice du médicament.

89 000 femmes sous Androcur en 2017

Dans le détail, l’Assurance maladie a suivi 250 000 femmes utilisant de l’Androcur en longue durée. L’étude révèle que le risque de développer une tumeur au cerveau est multiplié par 7 pour les femmes prenant de fortes doses sur une période de plus de 6 mois et par 20 après 5 ans de traitement. En France, 89 000 femmes se sont vus prescrire de l’Androcur en 2017. L’étude a démontré qu’environ 500 femmes ont dû subir une intervention pour un méningiome entre 2007 et 2015. Même si les résultats sont plutôt alarmants, les autorités sanitaires ne jugent pas nécessaires de retirer ce médicament du marché. En effet, le médicament est souvent prescrit en dehors des indications autorisées. Voilà pourquoi, une réunion de professionnels aura lieu en octobre prochain pour redéfinir clairement les posologies. En attendant, sachez que l’Agence nationale de sécurité du médicament appelle à la prudence. Si vous êtes actuellement sous traitement, l’ANSM vous conseille de vous rapprocher de votre médecin avant de stopper votre prescription.
 
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