Assurance santé

Greenpeace avertit sur la pollution des terrains de sport en plein air

Publié par le , Mis à jour le 11/06/2018 à 15:47

Ces terrains de sport en plein air où la pollution atteint des records

Alors que la Coupe du monde de football de 2018 commencera ce jeudi avec le match Russie-Arabie Saoudite, Greenpeace s’est intéressé aux terrains de sport en plein air présents aux abords de trois villes françaises. Plus précisément, l’association a mesuré les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) dans ces lieux dédiés à la pratique sportive et les résultats sont préoccupants. Présentation.

 

Une pollution de l’air au-delà des standards européens

Greenpeace a récemment installé des capteurs à proximité de 6 stades urbains à Paris, à Marseille et à Lyon et situés généralement dans les environs d’axes routiers importants.

Selon les analyses réalisées par l’association, les concentrations de NO2 excèdent de manière quasi-systématique la limite annuelle moyenne définie par les autorités européennes.

Ainsi, les taux les plus élevés ont été enregistrés sur le terrain « La Martine » à Marseille, aux bords de l’autoroute A7. Ils étaient trois fois plus élevés que le niveau maximum défini par les autorités européennes. Les résultats sont également préoccupants au « City Stade Clémenceau » (Lyon), sur le terrain « Jules Ladoumègue » (Porte de Pantin) ou au « City Stade » de la Porte de Vanves.

A noter que ces niveaux de NO2 ont été obtenus via des capteurs, un matin et un soir, installés au cours du mois de mai 2018, pendant deux heures et hors de tout épisode de pic de pollution.

 

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Greenpeace interpelle les responsables politiques

En écho aux résultats obtenus grâce aux dispositifs qu’elle a pris soin d’installer, l’association Greenpeace rappelle que les impacts de la pollution de l’air sur la santé sont désormais bien connus.

Ainsi, en 2013, l’Agence européenne pour l'environnement considérait que, chaque année, l’exposition au NO2 était à l’origine de plus de 8 000 morts prématurées en France. L’exposition aux particules fines était quant à elle responsable de plus de 45 000 morts prématurées par an.

L’ONG invite donc le grand public à attirer l’attention des élus qui, selon elle, ont le « pouvoir et le devoir de rendre nos villes plus respirables ». Pour ce faire, Greenpeace préconise de « [libérer] progressivement, mais rapidement » les grandes villes et agglomérations des véhicules motorisés polluants et de faire la promotion des alternatives existantes comme les transports en commun et le vélo.

 
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