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Grippe aviaire : 200 000 canards ont été abattus, 400 000 restent à abattre

Publié par le , Mis à jour le 06/01/2021 à 15:45

Les oies sont touchées par la grippe aviaire

La grippe aviaire est bel est bien présente en France : le dernier bilan du ministère de l'Agriculture a identifié pas moins de 61 foyers de contamination sur l'ensemble du territoire au 1er janvier dernier. 48 de ces 61 foyers se trouvent d'ailleurs dans les Landes. Au total, plus de 200 000 canards ont déjà été abattus et 400 000 palmipèdes supplémentaires pourraient bien subir le même sort. Une nouvelle qui n'est guère réjouissante dans un contexte de pandémie de Covid-19.

Grippe aviaire : d'importants foyers de contamination

D'après un bilan communiqué le mardi 5 janvier par le ministère de l'Agriculture, 200 000 canards ont déjà été abattus en France afin de contenir la progression de la grippe aviaire, une maladie qui avait déjà frappé le monde entre 2004 et 2006 ou encore dans le courant de l'année 2015. Parmi les bêtes abattues, 100 000 l'ont été à l'intérieur des foyers de contamination déjà identifiés et 104 000 autres l'ont été de manière préventive autour de ces foyers, selon Loïc Evain, chef des services vétérinaires et directeur général adjoint de l'alimentation. « Il en reste à peu près 400 000 à abattre » de manière préventive, a-t-il averti.

Le bilan du ministère fait état de quelque 61 foyers d'influenza aviaire (couramment nommées « grippe aviaire ») particulièrement infectieuse au 1er janvier 2021. 48 de ces 61 foyers ont été recensés dans les Landes (40), en Nouvelle Aquitaine. En effet, ce département est notamment connu pour ses très nombreuses exploitations d'oies et de canards dédiés à la production de foie gras.

Une épidémie très contagieuse

Face à la contagion, les autorités ont pris la décision d'abattre de manière préventive l'intégralité des volailles situées dans un rayon d'un kilomètre autour d'un foyer identifié. De plus, entre un et trois kilomètres autour d'un foyer, « tous les palmipèdes claustrés ou non » sont abattus ainsi que les autres espèces de volailles « quand elles ne sont pas claustrées [ndlr : la claustration est l'enfermement dans un lieu clos] », tel que l'a indiqué Loïc Evain.

« On est face à un épisode exceptionnel avec un virus très, très contagieux » qui « touche des élevages de plein air mais pas seulement », a-t-il ajouté. « Des experts sont réunis en ce moment même » afin d'évaluer la situation. Il poursuit : « Si la propagation du virus continue, il faudra qu'on prenne des mesures encore plus drastiques », lesquelles seront « fondées sur une base scientifique, absolument indispensable pour expliquer aux éleveurs concernés la pertinence des décisions que l'on prend ».

« Au début, on a eu affaire à quatre foyers primaires avec un virus qui vient de la faune sauvage. Ces foyers étaient plus isolés. Là, le virus est arrivé dans une zone d'élevages beaucoup plus dense (la Chalosse) avec une multitude de petites exploitations. Il est dans le cœur et se répand très vite », explique à 20 Minutes Marie-Hélène Cazaubon, éleveuse et présidente de la Chambre d'Agriculture des Landes.

Les syndicats dénoncent les abattages préventifs, jugés « inefficaces »

Mais cette décision d'abattre les bêtes de manière préventive autour des foyers d'influenza aviaire ne plaît guère aux professionnels et organisations du secteur. Ce mardi 5 janvier, les syndicats agricoles Confédération paysanne et Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) ont pointé du doigt ces abattages, qu'ils estiment « aussi inefficaces sanitairement qu'inacceptables moralement ».

Quant à la Confédération générale de l'aviculture (affiliée à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), elle juge « urgent que l'État renforce ses moyens d'action sur le terrain, en collaboration avec la filière, pour agir au plus près et au plus vite » pour stopper la maladie.

 
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