Assurance santé

IVG : Agnès Buzyn annonce des nouvelles mesures

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Agnès Buzyn souhaite rendre l'offre de l'IVG plus lisible pour les femmes

Agnès Buzyn, ministre de la santé a annoncé de nouvelles mesures en faveur de l’IVG. Un annuaire devrait bientôt voir le jour pour orienter les femmes qui souhaitent consulter un praticien. Par ailleurs, des IVG instrumentales pourront être réalisées en centres de santé dès 2020.

Une femme va patienter en moyenne 7,4 jours pour une IVG

En 2018, 224 300 avortements ont été pratiqués en France. Un chiffre en légère hausse de 3% par rapport à l’année 2017 selon une étude de la Drees. Sur 20 ans, ce nombre reste relativement stable. Dans les faits, il représente une IVG pour trois naissances. Le taux global de recours à cette intervention est de 15,4 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans. Il est de 27,8 dans les départements et régions d’outre-mer (DROM). Les jeunes filles de 20 à 29 ans restent les plus concernées avec un taux de 27 IVG pour 1 000 femmes.

Aujourd’hui, le délai entre la première consultation et la réalisation de l’acte est différent selon la région. Même s’il n’existe pas de « zones blanches », des territoires « sous-tensions » ont clairement été identifiés. En moyenne, une femme va devoir attendre 7,4 jours. Un temps qui peut varier de 3 à 11 jours.

Création d’un annuaire exhaustif

Dans les colonnes du Parisien, Agnès Buzyn annonce plusieurs mesures pour « rendre l’offre plus lisible pour les femmes ». Parmi elles, figure la mise en place « d’un annuaire exhaustif et actualisé pour prendre en compte la saisonnalité ». Ce nouvel outil permettra d’obtenir une géolocalisation et une cartographie : « En un clic : elles sauront où et à qui s’adresser » explique la ministre de la santé.

Outre ce fichier, des IVG instrumentales pourront être réalisées en centres de santé dès le premier trimestre 2020. Des plans d’actions ciblés seront systématiquement mis en place lorsque « des territoires seront repérés comme en tension ».

Alors que certains professionnels s’opposent à la pratique de l’IVG, le ministère de la santé souhaite qu’elle devienne « une action prioritaire de la formation des médecins et des sages-femmes ». La ministre l’assure : « Les femmes peuvent être rassurées, je veille ». 

 
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