Assurance santé

L'absentéisme au travail coûte 108 milliards d'euros par an

Publié par le , Mis à jour le 26/11/2018 à 09:39

la facture des arrêts maladies de plus en plus lourde.

108 milliards d’euros, voilà ce que coûte l’absentéisme au travail par an. Un montant colossal lié à des conditions de travail dégradées et à un défaut de management de proximité.

4059 euros par an et par salarié

C’est un montant considérable que vient de dévoiler l’Institut Sapiens. Le coût de l’absentéisme avoisinerait 108 milliards d’euros. Une somme astronomique équivalant au budget du ministère de l’éducation nationale. Pour arriver à ce résultat, l’Institut Sapiens a pris en compte les salaires versés aux absents, le temps passé par l’entreprise à modifier les équipes suite à l’absence du salarié ou encore l’achat des exercices externes non prévu. Au final, le coût moyen est de 4059 euros par an et par salarié. Un chiffre qui évolue en fonction de l’entreprise. En effet, le coût est de 3521 euros dans le privé et atteint 6223 euros dans le public. C’est ainsi que l’étude a pu démontrer que le coût total atteignait quasiment 108 milliards d’euros. Mais quelles sont les raisons de ce coût hors norme ? Plusieurs motifs peuvent expliquer l’absentéisme des salariés :

  • Les maladies, congés de maternité ou encore accidents du travail qui comptent pour un tiers de l’absentéisme global.
  • Les absences « de convenance » liés à la vie privée du salarié.
  • Les absences « psychologiques » comme le burn-out
  • Les absences « physiques » comme les troubles musculosquelettiques.

Des absences qui résultent « dans 99% des cas par des conditions de travail dégradées, d’une organisation de travail défaillante et d’un défaut de management de proximité » selon l’Institut Sapiens.

Les arrêts maladies explosent

Par ailleurs, la facture des arrêts-maladies est de plus en plus lourde. La principale raison de cette envolée est la réforme des retraites qui contraint les seniors à quitter plus tardivement leur emploi afin de préserver leur pension. Des salariés plus fragiles qui dans le même temps ont des salaires plus élevés que les plus jeunes.
Pour endiguer le phénomène, le Premier ministre a missionné Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes et Jean-Luc Bérard, DRH du groupe industriel Safran pour un diagnostic sur l’augmentation constante des arrêts-maladies. Par ailleurs, les deux professionnels auront pour mission de trouver des issues pour le diminuer.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES