Assurance santé

L'Anses alerte sur les effets de nouvelles particules de l'air

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L'Anses met en garde sur les effets de particules ultra fines

Si l’on connaissait déjà les conséquences sanitaires de l’exposition aux particules fines, l’Anses a dévoilé ce mardi les effets nocifs des particules ultra fines, du carbone suie ainsi que du carbone organique. L’agence recommande de réduire le trafic routier.

Particules ultra fines : des effets néfastes pour les enfants

Alerte sur les particules ultra fines. Dans un communiqué paru ce mardi 16 juillet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire lance un avertissement sur les risques d’une exposition aux particules ultra fines ainsi qu’au carbone suie et carbone organique. Si l’on connaissait déjà la nocivité des particules fines (responsable de 48 000 morts prématurées en France chaque année), l’Anses dévoile de nombreuses preuves « d’effets néfastes pour la santé » concernant ces « nouvelles particules ».

« Les particules ultra fines ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire : elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles et elles rejoignent la circulation sanguine », explique à l’AFP Guillaume Boulanger, de l’Anses. Quant au carbone organique et carbone suie, ces derniers contiennent « des composés très réactifs qui vont créer des inflammations au niveau respiratoire plus importantes et ils peuvent aussi provoquer des cancers ». Des effets sur le « développement des performances cognitives de l’enfant » ont également été soulignés par l’agence de santé.

La France dans le collimateur de la Commission européenne

Issus de l'industrie ou du chauffage au bois, le carbone suie, le carbone organique et les particules ultra fines proviennent également du trafic routier. Par conséquent l’agence recommande à travers son communiqué, une baisse drastique de ce trafic. « Il faut encourager des technologies alternatives, dont le véhicule électrique, mais surtout il faut réduire le trafic par les transports en commun, la marche à pied, le vélo, l’intermodalité », indique Guillaume Boulanger.

En 2018, la France avait été renvoyée devant la justice en raison de la mauvaise qualité de son air. La Commission européenne lui reprochant alors de ne pas avoir respecté les limites fixées pour les émissions de dioxyde d’azote (NO2).

 
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