Assurance santé

L'Anses reconnaît la souffrance des patients électrohypersensibles

Publié par le , Mis à jour le 27/03/2018 à 16:12

Electrohypersensibilité : la souffrance des malades reconnue dans un rapport

Aujourd’hui, l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) publie un nouveau rapport dédié à l’hyper-électrosensibilité, également dénommée « électrohypersensibilité ». Réalisé aux termes de 4 années d’études par 40 experts, il reconnaît la souffrance des malades mais estime qu’il n’existe aucune preuve solide d’un lien entre exposition aux champs électromagnétiques et symptômes ressentis. Explications.

Aucun diagnostic pour l'hypersensibilité aux ondes

Alors que l’on ignore encore quelles ondes pourraient être à l’origine de l’hyper-électrosensibilité - s’agit-il des ondes radiofréquences émises par les smartphone, le Wi-Fi et les antennes relais ou des ondes très basse fréquence produites par les installations électriques ? - il n’existe à l’heure actuelle aucune espèce de critère de diagnostic pour l'hypersensibilité aux ondes.

Autrement dit, les experts peuvent seulement se fier aux déclarations et témoignages des malades qui disent souffrir pêle-mêle de troubles du sommeil, de maux de tête, de problèmes de peau ou encore d’un état de fatigue permanent.

Une souffrance à la fois psychique et physique

Pour expliquer ces différents symptômes et ce « mal » qui toucherait 5 % de la population, les experts ont exploré différentes pistes. Ainsi, ils ont exclu l’hypothèse génétique et l’altération par les ondes de la barrière hémato-encéphalique protégeant le cerveau. En revanche, ils ont retenu le fait que celles et ceux qui se disent hypersensibles souffrent particulièrement de migraines et un possible dysfonctionnement du système circadien.

Dans leur rapport, les experts recommandent la réalisation de nouvelles recherches qui devront s’intéresser notamment aux expositions aux champs électromagnétiques ainsi qu’à l’impact sanitaire des radiofréquences.

Enfin, les 40 experts reconnaissent l’état de souffrance à la fois psychique et physique de ces personnes qui disent être hypersensibles aux ondes, ce qui justifie une prise en charge spécifique. Ils demandent donc à la Haute Autorité de Santé (HAS) d’explorer des pistes pour un meilleur accueil et une meilleure écoute des personnes concernées. Une prise de position qui satisfait l’association P.R.I.A.R.T.EM.

 
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