Assurance santé

L'antidouleur Voltarène dangereux pour la santé ?

Publié par le , Mis à jour le 02/10/2018 à 16:27

Le Voltarène est inscrit dans la liste des 90 médicaments plus dangereux qu'utiles

Des chercheurs danois alertent sur la dangerosité du principe actif du Voltarène. Cet antidouleur pourrait augmenter le risque de faire un AVC ou encore une crise cardiaque.

Des comparaisons avec l'ibuprofène et le paracétamol

C’est l’un des antidouleurs les plus vendus au monde et pourtant, le Voltarène est pointé du doigt. Selon une équipe de chercheurs danois, le principe actif du médicament pourrait augmenter le risque d’accident cardiovasculaire. Disponible sur ordonnance, le Voltarène est utilisé en cas de douleurs liées à des inflammations articulaires, d'arthrose ou en cas de sciatique. Les chercheurs ont notamment réalisé des comparaisons avec d’autres antidouleurs comme l’ibuprofène ou le paracétamol. Selon les résultats, une personne aurait 20% plus de risques de faire un accident vasculaire cérébral (AVC), une crise cardiaque ou encore de l’arythmie qu’un patient prenant de l’ibuprofène ou du paracétamol. Le taux atteint 30% quand il est comparé à des patients prenant du Naproxène (anti-inflammatoire non stéroïdien). Le risque monte même à 50 % par rapport à des personnes qui n’utilisent aucun médicament.

Une alerte émise en 2013

L’étude met aussi en avant un risque de saignements intestinaux. Il est 2,5 fois plus élevé que l’ibuprofène, le paracétamol et le naproxène. Ce n’est pas la prochaine fois que la molécule Diclofénac est remise en cause. En 2013, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSMP) avait alerté sur les risques du diclofénac : « Le diclofénac est désormais contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque congestive avérée, de cardiopathie ischémique, d’artériopathie périphérique et/ou de maladie vasculaire cérébrale ».

Début 2018, le Voltarène était inscrit dans la liste des 90 médicaments "plus dangereux qu'utiles" de la revue Proscrire.


Plus étonnant encore, Sciences et Avenir explique qu’il y a une quinzaine d’années, cette molécule avait quasiment exterminé des vautours indiens. Les rapaces ne survivaient pas à la consommation de viande comportant une forte dose de ce médicament administré par les services vétérinaires.

 
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