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L'Assemblée nationale rétablit le jour de carence pour les fonctionnaires

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L'Assemblée nationale vient de rétablir une mesure contestée

Dans le cadre du budget 2018, l’Assemblée nationale a voté le rétablissement d’un jour de carence dans la fonction publique. L’objectif du gouvernement est de lutter contre l’absentéisme en réduisant le nombre d’arrêts maladie. Cette décision ne fait pas l’unanimité.

Un engagement prit durant la campagne présidentielle

Cela doit servir à lutter contre « le micro-absentéisme ». Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron l’avait promis, le gouvernement le rétablit. L’assemblée nationale a voté lundi soir le rétablissement d’une journée de carence dans la fonction publique. Pour rappel, cela signifie que sur présentation d’un arrêt maladie, le fonctionnaire sera rémunéré à partir du deuxième jour. Le gouvernement avait annoncé dès le mois de juillet vouloir « lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d'euros par an».

Une mesure supprimée sous la présidence de François Hollande

Cette mesure n’est pas nouvelle. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’Assemblée avait voté en janvier 2012 la mise en place de ce jour de carence pour la fonction publique. Cette mesure très décriée avait été supprimé par la suite sous le quinquennat de François Hollande. La ministre de la Fonction Publique de l’époque, Marylise Lebranchu, considérait cette mesure comme « injuste, inutile et inefficace ». Le Premier ministre actuel, Edouard Philippe n’est pas de cet avis. Il avait justifié son rétablissement le mois dernier en soulignant que suite à son adoption «il y a quelques années, il avait produit de remarquables résultats pour lutter contre l'absentéisme».

Une décision qui est très contestée

Réalisée récemment, une étude de l’Insee met en avant que lorsque le jour de carence était en place, il avait permis de réduire « fortement » les absences pour raison de santé de deux jours. Néanmoins, cette étude montre également elle que cette disposition avait provoqué une augmentation des absences de longue durée. D’autres points sont mis en avant pour contester ce rétablissement. Bernadette Groison, membre de l’organisation syndicale FSU, explique à la radio Europe 1 que cette mesure a été adoptée pour « rétablir » une égalité entre privé et public. Elle ajoute « qu’il n'y aura pas d'égalité entre les deux, puisque pour trois-quarts des salariés du privé - et tant mieux pour eux - ne payent pas cette journée de carence (ils en ont trois d'imposés) car elle est prise en charge par les conventions collectives. Ce n'est pas le cas dans le public, où les salariés, lorsqu'ils sont malades, doivent bien payer leur journée ».

 
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