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L'endométriose, une maladie qui devient de moins en moins taboue

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L'endométriose peut provoquer des douleurs aiguës ou chroniques

Ce week-end avait lieu la 5e marche contre l’endométriose. Porté par des célébrités, évoqué dans de nombreux médias, ce sujet est longtemps resté tabou. Cette maladie dont près d’1 femme sur 10 souffre, devient enfin un sujet d’actualité.

L’endométriose, une maladie taboue

En France, certaines maladies pourtant répandues, restent de véritables taboues. C’est notamment le cas de l’endométriose. En France, 10 % des femmes en âge de procréer sont touchées par cette maladie. Se caractérisant par la présence, en dehors de l’utérus, de cellules d'origine utérine, qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels, l’endométriose est devenue depuis quelques mois un véritable sujet dans le débat public.

Samedi 24 mars était d’ailleurs organisée dans plus de 60 capitales mondiales, la 5e marche contre cette maladie. « L'objectif, c'est de continuer à sensibiliser et à informer le grand public », indique à l'AFP Nathalie Clary, présidente de l'association ENDOmind France, coorganisatrice de cette manifestation. Si les médias et célébrités portent ce sujet, il était encore tabou il y a peu. En 2014, la première Endomarch était en effet passée inaperçue. Malgré ça, cette première a été un « déclic pour Marie-Anne Mormina, auteure du livre « La maladie taboue : endométriose ». Elle l’explique au Huffington Post : » on a fait comprendre qu'il n'y avait rien de honteux dans cette maladie et qu'en parlant, on allait faire comprendre ce qu'on vivait ».

Une meilleure connaissance pour une meilleure prise en charge

Des célébrités comme l'actrice Laetitia Milot (« Plus belle la vie ») ou bien encore la chanteuse Imany se battent elles aussi pour que l’endométriose ne soit plus une maladie méconnue. Aux Etats-Unis, Lena Dunham, créatrice et actrice de la série « Girls », avait lancé le débat en février 2017, en révélant s’être fait retirer l’utérus suite à des douleurs « insupportables » provoquée par cette maladie. Si chez certaines femmes, l’endométriose n’entraîne pas de symptômes, elle provoque chez d’autres de très fortes douleurs, voire l’infertilité.

Les professionnels de santé ont eux aussi réagi. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) ainsi que la Haute autorité de santé (HAS) ont mis à jour en janvier dernier, leurs recommandations. Si aucun changement majeur n’a été apporté, elles apportent des précisions, alors que la précédente version datait de 2006. Malgré cela, beaucoup d’efforts sont encore à faire. On estime aujourd’hui que le diagnostic peut être fait avec 6 à 10 ans de retard.

 
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